La maladie de Charcot frappe un ancien sportif, le mental comme principal défi
Un ancien athlète, dont l’identité n’est pas précisée dans le document source, a récemment appris qu’il était atteint de sclérose latérale amyotrophique (SLA), plus connue sous le nom de maladie de Charcot. Confronté aux effets physiques naissants de cette pathologie incurable, il confie que le poids psychologique du diagnostic s’avère, pour l’heure, plus lourd à porter que les symptômes eux-mêmes.
La découverte s’est faite de manière fortuite, lors d’une séance de sport. Une sensation de faiblesse dans l’épaule, qui n’a pas régressé malgré des séances de kinésithérapie, a conduit à une série d’examens. Ceux-ci ont révélé des lésions nerveuses au niveau du cerveau et de la moelle épinière, caractéristiques de la SLA.
Le diagnostic a été particulièrement difficile à encaisser pour cet homme, père de deux adolescents de 17 et 15 ans. Bien que les manifestations physiques soient encore discrètes, se résumant à des « petits symptômes dans la main et l’épaule », l’impact mental est omniprésent. « La seule chose qui vous affecte vraiment, c’est ce qui se passe au fond de votre esprit. Ça plane. » confie-t-il.
Face à cette réalité, son combat quotidien consiste à « mettre cela de côté et se concentrer sur le présent ». L’objectif : « Tirer le maximum de joie physique de chaque journée. Sentir qu’on a un but et s’y investir pleinement. »
La SLA est une maladie neurodégénérative qui peut évoluer rapidement. Bien qu’il n’existe à ce jour aucun traitement curatif, des thérapies permettent de ralentir sa progression. Il est à noter que les sportifs de haut niveau semblent être davantage touchés par cette pathologie. Une étude menée auprès de footballeurs italiens a ainsi suggéré que la prévalence de la SLA serait jusqu’à six fois plus élevée dans cette population que dans la population générale.
L’hypothèse avancée pour expliquer ce phénomène concerne l’exercice physique intense et régulier. En limitant potentiellement l’apport en oxygène et en endommageant les cellules nerveuses motrices, il pourrait agir comme un déclencheur chez les individus présentant une prédisposition génétique.