Publié le 11 février 2026 17h34. L’activité physique s’impose comme un allié puissant dans la lutte contre la dépression et l’anxiété, selon une étude australienne récente. Les chercheurs soulignent que même des exercices de faible intensité peuvent avoir un impact significatif sur le bien-être mental.
- L’exercice physique, qu’il soit aérobique, en groupe ou supervisé, réduit considérablement les symptômes de la dépression et de l’anxiété.
- Les séances de faible intensité et de courte durée sont particulièrement bénéfiques pour les personnes souffrant d’anxiété.
- L’efficacité de l’exercice est comparable à celle des médicaments et de la psychothérapie.
Une équipe de chercheurs australiens spécialisés en médecine du sport a mis en évidence les bienfaits considérables de l’activité physique sur la santé mentale. Leur étude, publiée dans le British Journal of Sports Medicine, confirme que l’exercice peut être un outil précieux pour soulager les symptômes de la dépression et de l’anxiété, et ce, quel que soit l’âge.
Les chercheurs ont constaté que les activités aérobiques, les séances de groupe et les programmes d’entraînement supervisés offrent les plus grands avantages aux personnes souffrant de dépression. Pour les personnes anxieuses, des séances de faible intensité et de courte durée se sont avérées particulièrement efficaces. L’étude a analysé les données de 63 études, représentant un total de 79 551 participants.
Selon les scientifiques, l’exercice peut égaler, voire dépasser, l’efficacité des traitements médicamenteux et de la psychothérapie. « L’exercice s’est avéré efficace dans tous les groupes de population », soulignent-ils. Les jeunes adultes et les femmes en post-partum semblent particulièrement réceptifs aux effets positifs de l’activité physique sur la réduction des symptômes dépressifs.
L’intérêt pour cette recherche est né de la prévalence croissante de la dépression et de l’anxiété dans le monde, touchant entre 7 et 25 % de la population mondiale et ayant un impact significatif sur la vie familiale, sociale et économique. L’étude souligne que l’impact est particulièrement fort chez les jeunes et les femmes, renforçant la nécessité de trouver des traitements accessibles et efficaces pour ces groupes.
L’équipe de recherche, composée de Neil Richard Munro et de collaborateurs de l’Université James Cook, de l’Université d’Australie occidentale, de l’Université Deakin, du Kids Research Institute Australia et de la Central Queensland University, a également examiné si les effets variaient en fonction de l’âge, du sexe ou de la présence d’un diagnostic clinique. Les études portant sur des participants souffrant de maladies physiques chroniques ont été exclues afin d’éviter toute influence sur les résultats.
Les chercheurs recommandent de donner la priorité à l’activité physique dans le traitement de la dépression et de l’anxiété, en particulier dans les contextes où les ressources en santé mentale sont limitées. Ils suggèrent également de promouvoir les activités en groupe et sous supervision professionnelle afin de maximiser les bénéfices démontrés, notamment en termes de motivation et de bien-être psychologique.
Enfin, l’étude reconnaît la variabilité dans la définition de l’intensité et de la durée de l’exercice, ainsi que le manque de données pour certains groupes d’âge. Les chercheurs estiment que ces résultats peuvent aider les professionnels de la santé à proposer un accompagnement ciblé, rentable et fondé sur des preuves, adapté aux profils et aux préférences individuelles.