Publié le 5 novembre 2025. Un hélicoptère de l’armée de l’air philippine s’est écrasé mardi dans la province d’Agusan del Sur, tuant ses six membres d’équipage. L’appareil était en mission d’évaluation des dégâts dans les zones affectées par le typhon Tino.
- Six militaires, dont deux pilotes, ont perdu la vie dans le crash d’un hélicoptère Super Huey.
- L’accident s’est produit au milieu du vol, alors que l’hélicoptère survolait une zone reculée.
- Les causes de l’accident font encore l’objet d’une enquête.
L’hélicoptère de l’armée de l’air philippine (PAF) avait décollé de Davao mardi dans des conditions météorologiques jugées acceptables pour une mission d’aide aux populations de Mindanao, touchées par le typhon Tino (Kalmaegi). Malgré des systèmes vérifiés et une équipe de vol expérimentée, l’appareil a disparu des radars à un moment donné de son trajet vers Butuan.
Les enquêteurs de la PAF sont activement à la recherche d’informations pour comprendre les circonstances exactes du crash, survenu dans une région montagneuse et boisée de Loreto, dans la province d’Agusan del Sur. Le colonel Christina Basco, porte-parole de la PAF, a précisé qu’un enregistreur de données de vol était activement recherché pour éclaircir les faits. L’identification des restes des militaires, qui ne sont plus reconnaissables, est également en cours.
L’hélicoptère accidenté, un Super Huey rénové et amélioré acquis en 2011, faisait partie d’une flotte de trois appareils dépêchés pour évaluer les besoins et organiser les secours dans la région de Caraga. Les deux autres hélicoptères, un Bell et un Black Hawk, ont tenté de localiser leur camarade après la perte de contact radio, avant que des troupes terrestres ne confirment le crash.
Le colonel Basco a insisté sur le fait que l’appareil avait respecté tous les protocoles opérationnels avant le décollage, notamment en matière de conditions météorologiques et de vérifications techniques. « Quand les conditions ne sont pas favorables, les appareils n’ont pas l’autorisation de décoller », a-t-elle souligné, ajoutant que tous les vols étaient approuvés par les contrôleurs aériens. Le Super Huey, décrit comme un « avion très fiable » et utilisé dans de nombreuses opérations de recherche et de sauvetage, était piloté par un aviateur expérimenté.
Suite à cet incident tragique, deux autres hélicoptères Super Huey ont été temporairement immobilisés le temps de l’enquête. D’autres appareils de la flotte, tels que les Black Hawks, les Sokols et les C-130, demeurent opérationnels. L’armée a annoncé que les militaires décédés recevraient les honneurs réservés aux héros pour leur sacrifice au service de la population.