Publié le 2025-10-19 13:28:00. Un homme de 47 ans a été présenté devant la justice à Azpeitia, dimanche, en lien avec l’assassinat présumé de sa compagne, une femme de 53 ans, à Zarautz. L’individu, déjà connu pour des violences conjugales passées, entretenait une relation « sporadique » avec la victime.
- L’accusé est présenté devant le tribunal de garde d’Azpeitia suite à l’assassinat d’une femme à Zarautz.
- Il est poursuivi pour homicide dans le cadre de violences de genre, son casier judiciaire faisant état de plaintes de partenaires précédentes.
- Une manifestation a eu lieu à Bilbao pour condamner cet acte et dénoncer le manque de soutien institutionnel envers les victimes de violences sexistes.
L’homme de 47 ans, de nationalité espagnole, est soupçonné d’avoir tué une femme de 53 ans. L’Ertzaintza (police basque) le détenait depuis jeudi dernier. Le Département de Sécurité du Gouvernement Basque a précisé que l’accusé possédait un casier judiciaire pour violence de genre, suite à des plaintes de précédentes compagnes, bien qu’aucune plainte de la victime n’ait été enregistrée. La relation entre l’accusé et la victime était décrite comme « sporadique » mais ils se voyaient « fréquemment ces derniers temps ». Le corps de la victime a été découvert dans un appartement de Zarautz après une convocation des autorités le mercredi 15 octobre.
Ce dimanche matin, une mobilisation significative a eu lieu à Bilbao. Des dizaines de femmes se sont rassemblées pour exprimer leur rejet de cet assassinat et pour dénoncer ce qu’elles qualifient d' »abandon » des institutions envers les victimes de violences sexistes. La Marche Mondiale des Femmes d’Euskal Herria, à l’origine de cette manifestation devant le Théâtre Arriaga, a tenu à condamner « toute violence contre les femmes ainsi que la violence institutionnelle » envers les victimes qui, selon elles, « ne reçoivent pas le soutien nécessaire ».
Dans ce contexte, le collectif féministe a annoncé l’organisation d’une nouvelle manifestation le 23 octobre. Celle-ci sera dédiée à une jeune femme qui a affirmé avoir été victime de viol durant l’été à Bilbao. Les organisatrices ont dénoncé un parcours de cette victime « comme une âme perdue de l’hôpital au Tribunal, à la mairie et à la Députation Forale », sans avoir bénéficié du moindre soutien.