Publié le 26 février 2026 16:35:00. Un Américain de 31 ans, jugé non coupable de meurtre en raison de troubles mentaux après la mort de son père dans un hôtel de luxe en Irlande, restera sous surveillance psychiatrique. L’état de santé de Henry McGowan sera réévalué régulièrement.
- Henry McGowan a été déclaré non coupable du meurtre de son père, John McGowan, en novembre 2024.
- Il souffrait d’une rechute de schizo-affectivité au moment des faits.
- Le tribunal a ordonné son internement continu à l’hôpital psychiatrique central pour garantir sa prise en charge.
Henry McGowan, originaire de Brooklyn, New York, a tué son père, John McGowan (66 ans), dans l’hôtel Ballyfin Demesne, dans le comté de Laois, en Irlande, en novembre 2024. Les faits se sont déroulés dans un contexte de crise psychologique sévère pour le jeune homme, qui voyageait en Europe. Sa famille, inquiète de son état, avait organisé le voyage de son père depuis les États-Unis afin de le ramener au pays.
Selon les témoignages recueillis devant le tribunal, M. McGowan avait commencé à présenter des signes de rechute de son trouble schizo-affectif. Il avait été examiné et reçu des médicaments à l’hôpital Mater le matin du 12 novembre, jour du drame. Des tentatives avaient été faites par la famille, en contact avec des médecins et les forces de l’ordre irlandaises (Gardaí), pour lui apporter de l’aide. Cependant, le soir même, M. McGowan a été aperçu se promenant nu près de la piscine de l’hôtel avant de commettre l’irréparable dans un vestiaire.
Un psychiatre a expliqué au tribunal que, au moment des faits, Henry McGowan était plongé dans un état psychotique profond, convaincu que son père avait été remplacé par un imposteur malveillant et qu’il avait reçu l’ordre divin de le tuer.
« Il était dans un état mental profondément psychotique, croyant que son père avait été remplacé par un imposteur maléfique et qu’il avait été ordonné par Dieu de tuer son père. »
Psychiatre (non nommé dans la source)
Le Dr Mark Joynt, psychiatre légiste consultant, a déclaré devant le tribunal qu’il suivait actuellement M. McGowan à l’hôpital psychiatrique central. Il a souligné les progrès réalisés par le patient, qui reconnaît pleinement son diagnostic et l’importance d’un traitement continu. M. McGowan a affirmé être déterminé à poursuivre sa médication pour prévenir toute rechute.
Le Dr Joynt a également mis en garde contre le risque élevé de rechute en l’absence de soins appropriés, compte tenu de la gravité et du caractère récurrent de la maladie mentale de M. McGowan. Il a insisté sur le fait que l’hôpital psychiatrique central est le seul établissement capable de lui fournir le traitement et le suivi spécialisés dont il a besoin.
Le juge Paul McDermott a ordonné l’internement continu de M. McGowan à l’hôpital psychiatrique central, avec des réévaluations de son état de santé à intervalles réguliers, ne dépassant pas six mois. Sa libération ne pourra être envisagée qu’après un avis favorable de la commission d’examen, sur la base d’une expertise médicale.
La mère de M. McGowan a assisté à l’audience par liaison vidéo depuis les États-Unis.
