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L’Institut indonésien appelle à une conférence de presse mensuelle sur le programme de repas nutritifs gratuits

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Publié le 27 octobre 2025. L’Institut indonésien (TII) appelle le gouvernement à une plus grande transparence dans le programme national de repas nutritifs gratuits (MBG), suggérant des conférences de presse mensuelles pour informer le public et garantir la responsabilité.

  • Le TII recommande la mise en place de conférences de presse mensuelles ou de tableaux de bord en ligne pour assurer la transparence des données du programme MBG.
  • L’institution demande l’achèvement rapide d’un règlement présidentiel clarifiant la gouvernance du programme et la répartition des responsabilités entre les niveaux de gouvernement.
  • Le TII préconise l’intégration du programme MBG à l’éducation nutritionnelle et l’amélioration de l’utilisation des outils numériques de santé, comme l’application SATUSEHAT.

Face à la mise en œuvre du programme de Repas nutritifs gratuits (MBG), l’Institut indonésien (TII) a vivement exhorté le gouvernement à adopter une approche plus ouverte. L’organisation propose l’instauration de conférences de presse mensuelles comme outil essentiel pour garantir la responsabilité, assurer la transparence des informations publiques et mieux informer les citoyens sur les normes de sécurité et de nutrition appliquées dans le cadre de cette initiative.

La chercheuse sociale du TII, Made Natasya Restu Dewi Pratiwi, a souligné que des modèles de diffusion d’informations déjà éprouvés, notamment durant la pandémie de Covid-19, pourraient servir de référence. « La transparence des données peut être assurée par le biais de conférences de presse mensuelles ou de tableaux de bord en ligne accessibles au public », a-t-elle précisé dans un communiqué daté du lundi 27 octobre 2025.

Parallèlement, le TII encourage la finalisation rapide du règlement présidentiel qui doit encadrer la gouvernance du programme MBG. L’institution insiste sur l’importance de l’implication du public dans le processus d’élaboration de cette réglementation. Ce texte est jugé crucial pour définir clairement les attributions de chaque institution, notamment en ce qui concerne la coordination entre les autorités centrales et les administrations régionales.

Au-delà des simples indicateurs quantitatifs tels que le nombre de bénéficiaires, Natasya a rappelé que le succès des programmes de santé doit se mesurer à l’aune de l’amélioration concrète de la santé et de l’autonomisation des communautés après leur mise en œuvre. Elle a ainsi suggéré d’intégrer le programme MBG à des actions d’éducation nutritionnelle menées dans les établissements scolaires et les centres de santé.

« De cette façon, la communauté ne sera pas seulement des bénéficiaires passifs, mais elle comprendra également activement les habitudes alimentaires saines. »

Made Natasya Restu Dewi Pratiwi, chercheuse sociale au TII

Natasya a également émis des réserves quant aux politiques de santé actuelles, qu’elle juge parfois trop axées sur des objectifs globaux sans une évaluation approfondie de leur qualité et de leur impact sur le terrain. Elle a notamment évoqué des cas d’intoxication alimentaire dans le cadre du programme MBG, qui auraient été traités davantage comme de simples statistiques que comme des alertes nécessitant une analyse plus poussée.

L’intégration des programmes de santé à la technologie numérique a également été mise en avant. Natasya a préconisé l’optimisation de l’application mobile SATUSEHAT, afin que les citoyens puissent accéder facilement aux résultats de leurs bilans de santé gratuits. « Les résultats du bilan de santé ne doivent pas s’arrêter au bureau médical. Le public a besoin de savoir quelles actions de suivi sont nécessaires pour maintenir une santé à long terme », a-t-elle affirmé.

Elle a insisté sur le potentiel des données issues des bilans de santé pour éclairer l’élaboration des politiques publiques. Ces données pourraient notamment permettre de cartographier les tendances épidémiologiques, de définir les priorités en matière de services de santé, et d’orienter la planification budgétaire de l’Agence de soins de santé et de sécurité sociale (BPJS Kesehatan). L’enregistrement des données devrait, selon elle, être élargi pour inclure les maladies mentales et les pathologies non transmissibles, telles que les cancers liés à la pollution ou à la présence de microplastiques dans l’environnement.

À lire aussi : Un nouveau cas d’intoxication dans le cadre du programme de repas gratuits signalé à Sleman, dans le centre de Java.

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