Publié le 17 février 2026 à 13h24. Dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, l’ayatollah Ali Khamenei a haussé le ton à l’égard des États-Unis, menaçant de couler un porte-avions américain, tandis que des négociations indirectes se poursuivent à Genève.
- L’ayatollah Ali Khamenei a menacé les États-Unis de couler un de leurs porte-avions déployés au Moyen-Orient.
- L’Iran a annoncé la fermeture partielle du détroit stratégique d’Ormuz dans le cadre d’exercices militaires.
- Téhéran insiste pour que toute reprise d’accord sur le nucléaire s’accompagne d’une levée des sanctions économiques.
L’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de l’Iran, a lancé une menace directe envers les États-Unis, affirmant que l’arme capable de couler un navire de guerre américain serait plus dangereuse que le navire lui-même. Cette déclaration intervient alors que Washington a déployé des forces navales supplémentaires dans la région, notamment un deuxième porte-avions, pour faire pression sur Téhéran.
« On entend tout le temps que les États-Unis ont envoyé un navire de guerre en Iran. Un navire de guerre est certes une arme dangereuse, mais plus dangereuse est l’arme capable de le couler. »
Ayatollah Ali Khamenei
Parallèlement, l’Iran a annoncé qu’il fermerait certaines parties du détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transport du pétrole, en raison de mesures de « sécurité » liées à des exercices militaires des Gardiens de la Révolution. Selon un journaliste de la télévision publique iranienne, « Des parties du détroit d’Ormuz seront fermées pour respecter les principes de sécurité et de navigation », sans préciser la durée de cette fermeture partielle.
Ces déclarations interviennent alors que des négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran, sous la médiation d’Oman, ont repris à Genève le 6 février 2026. L’objectif de ces pourparlers est de relancer l’accord sur le programme nucléaire iranien, dont les États-Unis s’étaient retirés en 2018 sous l’administration Trump.
Téhéran a clairement indiqué que toute reprise d’accord est conditionnée à une levée complète des sanctions économiques imposées par Washington. « La levée des sanctions est indissociable de tout accord sur la question nucléaire », a déclaré Esmaeil Baqaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, dans une déclaration diffusée par Press TV.
Le président américain Donald Trump avait précédemment menacé l’Iran de conséquences « très traumatisantes » si aucun accord n’était trouvé, allant jusqu’à évoquer un possible « changement de régime » à Téhéran. Trump menace l’Iran de conséquences « très traumatisantes » s’ils ne parviennent pas à un accord. Il avait également ordonné le déploiement d’un deuxième porte-avions dans la région pour accroître la pression sur la République islamique.
*Avec informations de l’AFP.