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L’Iran refuse d’exporter de l’uranium hautement enrichi mais est prêt à en diluer la pureté, selon des sources | Programme nucléaire iranien

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Téhéran propose une voie de compromis pour désamorcer les tensions nucléaires avec Washington, mais maintient une ligne rouge sur l’abandon de son droit à l’enrichissement de l’uranium. L’Iran est prêt à réduire la pureté de ses stocks, mais refuse catégoriquement de les exporter.

Selon des sources iraniennes, l’Iran est disposé à diluer la pureté de son stock actuel de 300 kg d’uranium hautement enrichi sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Actuellement enrichi à 60 %, proche de la qualité militaire, l’uranium pourrait être ramené à un niveau de 20 % ou moins. Cette proposition devrait constituer l’offre que l’Iran présentera aux États-Unis dans les prochains jours, alors que le président américain Donald Trump envisage une intervention militaire dans la région.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé qu’aucune demande américaine n’avait été formulée concernant l’abandon pur et simple du droit iranien à l’enrichissement. « Washington n’a pas demandé à Téhéran de suspendre définitivement l’enrichissement de l’uranium », a-t-il déclaré vendredi lors d’une interview diffusée aux États-Unis. « Il n’est pas vrai que les États-Unis ont appelé à un arrêt complet de l’enrichissement. » Il a également démenti les informations selon lesquelles Téhéran aurait proposé une suspension temporaire de son programme d’enrichissement.

Ces déclarations contrastent avec celles de l’ambassadeur américain à l’ONU, Mike Waltz, qui a affirmé que les États-Unis recherchaient un « enrichissement zéro » de la part de l’Iran.

Des discussions ont eu lieu concernant l’envoi de stocks d’uranium en Russie et la possibilité de confier le programme d’enrichissement iranien à un consortium international. Cependant, des sources iraniennes insistent sur le fait que l’idée d’un consortium n’a pas été officiellement abordée. Un diplomate iranien cité par les médias d’État a souligné : « Nous avons souligné cette position lors des négociations selon laquelle les matières nucléaires ne quitteront pas le pays. »

Par ailleurs, la situation intérieure iranienne reste tendue. Des manifestations étudiantes ont éclaté dans plusieurs universités, notamment à l’Université des services médicaux de Mashhad et dans au moins deux universités de Téhéran, entraînant des affrontements avec les forces de l’ordre. Les universités, temporairement fermées par crainte de nouvelles protestations, devraient rouvrir prochainement. À l’Université Sharif, des étudiants ont scandé des slogans antigouvernementaux tels que « Javed Shah », « Tant que le mollah ne sera pas enveloppé, cette patrie ne deviendra pas une patrie » et « Mort au dictateur ». Le président de l’université a appelé au calme, menaçant de rétablir les cours en ligne.

De nouvelles protestations sont prévues mardi lors d’une réunion du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève, où Afsaneh Nadipour, nouvelle membre iranienne du conseil, prendra pour la première fois ses fonctions. Ancienne ambassadrice iranienne au Danemark, elle devrait contribuer aux discussions sur les droits des femmes.

Reza Nasri, un avocat iranien proche du ministère des Affaires étrangères, a mis en garde contre les conséquences d’une action militaire : « Si l’Iran est attaqué alors que les désaccords nucléaires peuvent encore être réglés diplomatiquement de manière juste et équitable, les autres États de la région tireront inévitablement une conclusion : les armes nucléaires sont le seul véritable moyen de dissuasion contre les États-Unis et Israël. »

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