Publié le 7 février 2026. Les autorités sanitaires du Bangladesh ont confirmé un cas d’infection par le virus Nipah (NiV) dans la division de Rajshahi, suscitant une surveillance accrue, bien que le risque de propagation internationale soit considéré comme faible.
- Un premier cas confirmé d’infection par le virus Nipah a été signalé au Bangladesh le 3 février 2026.
- Le patient, qui n’a pas voyagé récemment, avait consommé de la sève de datte brute.
- L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que le risque global de propagation du virus reste faible.
Le Centre National de Liaison pour le Règlement Sanitaire International (CNE pour le RSI) du Bangladesh a notifié à l’OMS ce cas confirmé le 3 février 2026. Le patient a commencé à présenter de la fièvre et des symptômes neurologiques le 21 janvier et a été diagnostiqué positif au virus Nipah le 29 janvier, suite à des analyses en laboratoire.
Selon l’OMS, le patient n’avait aucun antécédent de voyage récent. L’enquête a révélé qu’il avait consommé de la sève de datte brute, une source connue de transmission du virus dans cette région. Les 35 personnes ayant été en contact avec le patient sont actuellement surveillées et les premiers tests se sont révélés négatifs pour le NiV. À ce jour, aucun autre cas n’a été détecté.
Le Bangladesh connaît régulièrement de petites épidémies de NiV, particulièrement entre décembre et avril, période correspondant à la récolte et à la consommation de la sève de datte. Le ministère de la Santé et du Bien-être familial du Bangladesh a mis en place des mesures de santé publique pour contenir la situation.
L’OMS considère que le risque global pour la santé publique posé par le virus Nipah est faible, tant au niveau national, régional que mondial. Le risque de propagation internationale de la maladie est également jugé faible.
Caractéristiques de la maladie
« L’infection par le NiV est une maladie zoonotique, c’est-à-dire qu’elle se transmet aux humains par des animaux infectés (comme les chauves-souris) ou par des aliments contaminés par de la salive, de l’urine et des excréments d’animaux infectés. »
La transmission directe entre personnes, par contact étroit avec une personne infectée, est également possible. Les chauves-souris frugivores (Pteropus spp.), communément appelées renards volants, sont les hôtes naturels du virus.
La période d’incubation du virus varie généralement de 3 à 14 jours, mais des cas d’incubation allant jusqu’à 45 jours ont été rapportés dans de rares circonstances. Le diagnostic en laboratoire repose sur une combinaison de tests effectués pendant les phases aiguë et de convalescence de la maladie, notamment la RT-PCR sur des fluides corporels et la détection d’anticorps par ELISA.
Les infections humaines peuvent se manifester par des symptômes allant de l’absence de symptômes à des infections respiratoires aiguës (légères ou sévères) et, dans les cas les plus graves, à une encéphalite (inflammation du cerveau) potentiellement mortelle.
Pour plus d’informations sur ce cas signalé, veuillez consulter le rapport original :
https://www.who.int/emergencies/disease-outbreak-news/item/2026-DON594