Publié le 10 février 2026 à 18h45. L’Union européenne réaffirme son soutien au peuple vénézuélien dans sa quête d’une transition politique, tout en appelant à la libération des prisonniers politiques et en insistant sur la nécessité d’une solution interne à la crise.
- Kaja Kallas, haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, a souligné l’importance d’un changement politique initié par les Vénézuéliens eux-mêmes.
- L’UE appelle à la libération de tous les prisonniers politiques au Venezuela, considérant les récentes libérations comme une étape positive mais insuffisante.
- Cette prise de position intervient après les déclarations du président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, Jorge Rodríguez, qui a écarté l’organisation d’élections présidentielles dans un avenir proche.
La haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, a réaffirmé mardi le soutien de Bruxelles au peuple vénézuélien, appelant à une prise de contrôle du processus politique par les citoyens. Elle a insisté sur le fait que toute évolution politique devait être le fruit d’une dynamique interne, et non imposée de l’extérieur.
Cette déclaration intervient suite aux propos de Jorge Rodríguez, président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, qui a annoncé la veille l’absence de perspectives immédiates d’élections présidentielles, privilégiant la « stabilité » après l’arrestation de Nicolás Maduro aux États-Unis.
« C’est au peuple vénézuélien de prendre les rênes du processus. Nous avons toujours soutenu la société civile du Venezuela pour que ces processus aient lieu. »
Kaja Kallas, haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et vice-présidente de la Commission européenne
Malgré l’arrestation de Maduro, Kallas a souligné que des figures influentes du gouvernement vénézuélien continuaient d’exercer le pouvoir, et a dénoncé les manipulations électorales qui ont entaché le pays. Elle a donc réitéré l’importance de renforcer la société civile vénézuélienne.
« Je ne crois pas vraiment à un changement de régime venant de l’extérieur. L’histoire de l’Amérique latine regorge d’exemples d’interventions extérieures qui n’ont pas donné de très bons résultats. »
Kaja Kallas, haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et vice-présidente de la Commission européenne
La semaine dernière, l’Union européenne avait salué l’annonce d’une loi d’amnistie par le gouvernement intérimaire du Venezuela, la qualifiant d’« étape importante pour mettre fin à la répression et progresser vers la réconciliation nationale, une justice efficace et le respect des libertés fondamentales ».
Le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a insisté sur la nécessité de poursuivre les libérations en cours afin que tous les prisonniers politiques puissent retrouver leur liberté.