Home Accueil L’une des personnes arrêtées pour extorsion du soldat qui s’est suicidé à Quinta de Olivos était un employé de la municipalité de Morón et a été licenciée.

L’une des personnes arrêtées pour extorsion du soldat qui s’est suicidé à Quinta de Olivos était un employé de la municipalité de Morón et a été licenciée.

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Publié le 17 février 2026 à 22h53. Un employé municipal de Morón a été interpellé dans le cadre de l’enquête sur le suicide d’un militaire de 21 ans, victime d’une extorsion orchestrée depuis la prison par un réseau criminel utilisant des applications de rencontres.

  • Un agent du secrétariat à la sécurité de la municipalité de Morón est soupçonné d’avoir fourni un soutien logistique au groupe criminel.
  • L’enquête a révélé que les extorsionneurs utilisaient de faux profils sur des applications de rencontres pour menacer leur victime.
  • Le jeune militaire, originaire de Misiones, a laissé une lettre d’adieu faisant état de pressions et de dettes liées à cette affaire.

L’affaire a pris une tournure judiciaire avec l’arrestation d’un employé de la municipalité de Morón, Karen Yael Cufré, qui travaillait au Centre de Surveillance Décentralisé de la Plaza Alsina, à Villa Sarmiento. Les enquêteurs la soupçonnent d’avoir joué un rôle de soutien logistique pour le réseau criminel responsable de l’extorsion qui a conduit au suicide de Rodrigo Gómez, un militaire de 21 ans, le 16 décembre dernier à Quinta de Olivos.

Selon le juge en charge de l’affaire, les criminels opéraient en créant de faux profils sur des applications de rencontres et exigeaient de l’argent à leurs victimes sous la menace de fausses accusations et d’emprisonnement. Ils bénéficiaient d’un soutien logistique extérieur aux prisons de Magdalena et d’Olmos, où plusieurs membres du réseau sont déjà détenus.

La municipalité de Morón a annoncé avoir immédiatement renvoyé Karen Yael Cufré dès qu’elle a été informée de son implication dans l’affaire. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, la municipalité a affirmé qu’elle avait collaboré pleinement avec le ministère de la Justice pour faire la lumière sur cette affaire.

Le communiqué officiel du Secrétariat de sécurité de Morón (Photo : Instagram.com/seguro.moron)

Le communiqué officiel du Secrétariat de sécurité de Morón (Photo : Instagram.com/seguro.moron)

L’enquête a permis d’identifier les principaux membres de l’organisation, dont plusieurs sont déjà incarcérés. Les autorités ont également constaté que les virements d’argent étaient effectués vers des comptes bancaires appartenant à des femmes liées au réseau, afin de compliquer les investigations.

Lors d’une conférence de presse, la ministre de la Sécurité, Alejandra Monteoliva, et la juge fédérale Sandra Arroyo Salgado ont révélé que Rodrigo Gómez avait mentionné dans sa lettre d’adieu des applications de rencontres et des individus se faisant passer pour des policiers, qui lui avaient demandé de l’argent pour faire disparaître une fausse plainte.

Rodrigo Gómez avait 21 ans et était originaire de Misiones. (Photo : avec l'aimable autorisation).

Rodrigo Gómez avait 21 ans et était originaire de Misiones. (Photo : avec l’aimable autorisation).

« Qui aurait pensé que l’accès à une application de rencontres m’apporterait autant de problèmes. Depuis cette application, j’ai des problèmes juridiques et de nombreuses dettes. »

Rodrigo Gómez, dans sa lettre d’adieu

Le père de Rodrigo Gómez, Juan Carlos Gómez, a témoigné de la pression subie par son fils :

« Ils ont commencé à faire pression sur lui le 15 à midi et aux premières heures du 16, il avait déjà pris cette décision. Ils ne lui ont pas donné d’issue. Ils l’ont harcelé et il n’avait pas le choix. »

Juan Carlos Gómez, père de Rodrigo Gómez, à TN

L’enquête se poursuit pour identifier tous les membres du réseau et déterminer l’étendue de leurs activités.

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