Publié le 28 octobre 2025. La République dominicaine lance une campagne nationale de vaccination contre le virus du papillome humain (VPH), ciblant les jeunes de 9 à 14 ans dans les établissements scolaires et les centres de santé publics.
- La vaccination, administrée gratuitement, vise à prévenir les cancers liés au VPH.
- L’UNICEF soutient cette initiative, la qualifiant d’essentielle pour la santé future des enfants.
- Le vaccin est sûr, efficace et prévient l’une des infections sexuellement transmissibles les plus courantes.
Les ministères de la Santé Publique et de l’Éducation de la République dominicaine ont conjointement inauguré une campagne nationale de vaccination contre le virus du papillome humain (VPH). Cette initiative, qui se déroule dans les écoles et les centres de santé publics, est destinée aux filles et aux garçons âgés de 9 à 14 ans et est entièrement gratuite. L’objectif principal est de prévenir les infections par le VPH, qui peuvent, à terme, entraîner divers types de cancers.
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), partenaire de cette campagne, a souligné l’importance capitale de cette vaccination. « Protéger les garçons et les filles contre le virus du papillome humain est un investissement dans leur santé présente et future. La vaccination précoce, sans distinction de sexe, est essentielle pour prévenir les maladies graves et garantir que chaque garçon et chaque fille exerce son droit de grandir en bonne santé, en sécurité et avec des chances égales », a déclaré Anyoli Sanabria, représentante par intérim de l’UNICEF dans le pays.
Le VPH est reconnu comme l’infection sexuellement transmissible la plus répandue dans le monde. Il est responsable de plusieurs formes de cancers, notamment ceux du col de l’utérus, de l’anus, du pénis, du vagin, de la vulve et de la gorge. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), environ 80 % des personnes seront infectées au moins une fois au cours de leur vie. Le vaccin constitue la méthode la plus sûre et la plus efficace pour prévenir ces infections, offrant une efficacité supérieure à 90 % dans la protection contre les cancers qui y sont associés.
Données clés de la vaccination contre le VPH :
- Le vaccin est administré en deux doses, idéalement entre 9 et 14 ans, période où le système immunitaire répond le mieux.
- Il est proposé gratuitement dans tous les établissements scolaires et centres de santé du pays.
- Approuvé par l’OMS, l’Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS) et l’UNICEF, il est administré à des millions de personnes dans le monde depuis 2006.
- Les effets secondaires sont généralement légers et temporaires, tels qu’une douleur au point d’injection, une légère fièvre ou un malaise. Les réactions graves sont extrêmement rares.
Mythes et réalités concernant le vaccin :
- Fécondité : Le vaccin n’affecte pas la fécondité. Au contraire, en prévenant le cancer du col de l’utérus, il peut contribuer à protéger la capacité reproductive.
- Activité sexuelle précoce : La vaccination n’encourage pas une activité sexuelle précoce. Il s’agit d’une mesure de santé préventive sans aucune influence sur les décisions personnelles.
Pour l’UNICEF, assurer l’accès à ce vaccin est une priorité. « Le VPH est évitable. La vaccination précoce est un investissement dans l’avenir de nos fils et filles », réaffirme le porte-parole de l’organisation. Les parents et tuteurs peuvent obtenir des informations complémentaires dans leur centre éducatif ou leur unité de santé la plus proche.