Téhéran se prépare à célébrer le 47e anniversaire de la Révolution islamique dans un contexte de deuil et de tensions persistantes, après la répression violente des manifestations qui ont secoué le pays le mois dernier. Pour la première fois depuis ces événements, une équipe de journalistes étrangers a pu se rendre en Iran, avec des restrictions strictes quant à la diffusion de leurs reportages.
Les organisations de défense des droits de l’homme ont recensé au moins 6 400 décès de manifestants, mais craignent que le bilan réel soit considérablement plus élevé. La répression des protestations, qui ont éclaté à l’échelle nationale, a été marquée par un usage de la force sans précédent, laissant des traces profondes dans la société iranienne.
Malgré la présence de banderoles et de drapeaux décorant les rues de la capitale, Téhéran, la douleur reste vive pour de nombreux Iraniens. La commémoration de la Révolution islamique se déroule donc dans une atmosphère particulière, empreinte de deuil et de méfiance.
La correspondante internationale en chef, Lyse Doucet, a pu effectuer des reportages depuis Téhéran, à la condition que ses articles ne soient pas diffusés par le service persan de la chaîne. Cette restriction s’applique à tous les médias internationaux opérant sur le territoire iranien, soulignant les limites imposées à la liberté de la presse dans le pays.