Publié le 2025-10-12 10:34:00. Une mère de famille s’interroge sur l’équité du système d’évaluation suite au résultat de sa fille au devoir d’anglais, qui a manqué de peu une note maximale et a eu des répercussions sur son orientation universitaire. Une situation qui soulève la question des dilemmes auxquels sont confrontés les étudiants aux résultats améliorés.
- Une élève a obtenu une « mise à niveau » pour son devoir d’anglais, lui ouvrant les portes d’un cursus universitaire majeur via le CAO (Central Applications Office).
- L’université a proposé une place réservée garantie pour 2026, l’année suivante, car aucune place n’était disponible pour 2025.
- La jeune fille n’a manqué la note maximale (H1) que de deux points.
La situation soulève un dilemme pour les étudiants dont les notes sont améliorées suite à une révision : doivent-ils s’en tenir à leur second choix, souvent déjà accepté et organisé, ou tenter d’obtenir leur premier choix en repoussant leur entrée dans l’enseignement supérieur ? Une lueur d’espoir dans ce cas précis réside dans le fait que l’université a indiqué qu’accepter l’offre pour 2026 n’entraînerait pas de pénalité financière supplémentaire si l’étudiante décidait de maintenir son cours de deuxième choix pour l’année académique à venir.
Le fait qu’elle ait été si proche d’obtenir un H1 pourrait être lié à la méthode employée par la Commission des examens d’État (SEC) pour la distribution des notes, souvent représentée par une « courbe en cloche ». Ce système détermine la proportion d’étudiants qui atteignent les différents niveaux de mention (H1, H2, H3, etc.).
Comme observé en 2020 et 2021, les notes ont connu une envolée lorsque les enseignants ont établi des évaluations prévisionnelles ou calculées. Ces résultats élevés, représentant une avance d’environ 7 % par rapport aux niveaux d’avant la pandémie de COVID-19, ont été maintenus jusqu’en 2025. Une décision a alors été prise pour amorcer un retour progressif vers des schémas de notation plus classiques.
Lors de la définition de la courbe en cloche pour 2025, celle-ci n’a montré qu’une légère baisse de 1,1 % par rapport aux résultats de 2024. Au sein de cette courbe, de nombreux élèves se retrouvent juste en dessous du seuil de la catégorie supérieure pour certaines matières. Si, comme lors de certaines conférences de notation, tous les étudiants se situant à une fraction de point d’une mention supérieure (ou d’un grade comme 2.1 ou première classe) avaient été arrondis à la hausse, cela aurait pu faire exploser les prévisions de la SEC, ramenant potentiellement les résultats à des niveaux excédant de 7 % la norme de 2019.
Historiquement, environ 20 % des notes faisant l’objet d’un appel sont reclassées chaque année. Les améliorations notables se situent souvent dans la marge de 1 % du niveau supérieur suivant. Cette situation, bien qu’exaspérante pour les étudiants et leurs familles, semble être le fonctionnement actuel du système.