Home Économie Ma pension privée m’exclurea-t-elle du nouveau système d’inscription automatique de l’État ? – Le temps irlandais

Ma pension privée m’exclurea-t-elle du nouveau système d’inscription automatique de l’État ? – Le temps irlandais

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Publié le 2 novembre 2025. Le nouveau dispositif d’affiliation automatique à un fonds de pension soulève des questions pour les travailleurs cumulant plusieurs emplois et disposant déjà d’épargne retraite privée. Explications sur les modalités d’inscription et les obligations des employeurs.

  • Le système d’affiliation automatique vise à inclure tous les travailleurs salariés, indépendamment du nombre d’employeurs, dès lors qu’ils atteignent un seuil de salaire annuel brut de 20 000 €.
  • Une pension privée préexistante ou des versements volontaires sur un ancien plan ne disqualifient pas automatiquement un travailleur du nouveau système.
  • Les employeurs, y compris ceux qui n’offrent pas d’avantages sociaux, seront désormais soumis à des cotisations obligatoires dans le cadre du dispositif d’affiliation automatique.

Une lectrice, qui travaille pour quatre entrepreneurs individuels et a mis en place sa propre pension privée, s’interroge sur son éligibilité et les obligations de ses employeurs concernant le nouveau système d’affiliation automatique. Ces préoccupations sont légitimes dans un contexte de transformation du marché du travail, marqué par l’essor du travail indépendant et des carrières diversifiées.

Le principe de l’affiliation automatique repose sur des critères de salaire et d’âge. Tout travailleur âgé de 23 à 60 ans, dont le salaire brut annuel atteint 20 000 € (tous employeurs confondus), est concerné. Ce seuil inclut divers revenus d’emploi soumis à l’impôt sur le revenu, tels que les primes et les heures supplémentaires, et non le salaire net. L’autorité nationale d’épargne-retraite à inscription automatique (Naersa), chargée de la mise en œuvre du dispositif, se basera sur les données de paie transmises par les employeurs pour identifier les éligibles. Le numéro de sécurité sociale (PPS) permettra de recouper ces informations et de détecter les situations de multi-employeurs.

La question de l’existence d’une pension privée est centrale. Contrairement à une idée reçue, disposer d’un fonds de pension privé ou avoir été affilié à d’anciens régimes professionnels ne signifie pas une exclusion automatique du système. Naersa se fonde exclusivement sur les données de paie. Si ces données n’indiquent aucune retenue pour un régime de retraite, le travailleur sera affilié au fonds « My Future Fund ». Les versements personnels effectués sur une pension privée, ni le bénéfice d’un allègement fiscal associé, ne sont pris en compte par Naersa pour déterminer l’éligibilité.

Concernant les situations antérieures, où des travailleurs ont bénéficié d’un régime de retraite professionnel, mais sans cotisation de l’employeur récente, le traitement est similaire. Si aucune retenue n’apparaît dans les données de paie actuelles, l’affiliation automatique sera appliquée. Cette disposition est d’autant plus importante que les employeurs ont, depuis plusieurs années, l’obligation d’offrir au moins l’accès à un régime de retraite. À défaut, ils s’exposent à des sanctions.

À partir de janvier, chaque employeur de la lectrice devra cotiser 1,5 % de son salaire brut au fonds « My Future Fund ». De son côté, elle verra 1,5 % de son salaire net prélevé, tandis que l’État ajoutera 1 € pour chaque 3 € versés. Ces taux augmenteront progressivement : 3 % dès début 2029, 4,5 % début 2032, pour atteindre 6 % en début 2036. À terme, 14 % des revenus bruts seront ainsi dédiés à la pension.

Il est tout à fait possible de continuer à investir dans sa pension privée en parallèle de l’affiliation automatique. Sous réserve de respecter les critères de cotisation, l’allègement fiscal reste applicable. Pour les moins de 30 ans, cet allègement peut couvrir jusqu’à 15 % du revenu brut (plafonné à 115 000 €), offrant une marge confortable par rapport aux contributions du nouveau dispositif. Ces plafonds d’allégement fiscal varient selon l’âge du cotisant, augmentant jusqu’à 40 % du revenu éligible pour les plus de 60 ans.

En cas de changement d’emploi vers une entreprise proposant un régime professionnel auquel le travailleur adhère, celui-ci et son nouvel employeur seront exonérés du dispositif « My Future Fund ». L’ancien fonds sera conservé, mais aucune nouvelle cotisation ne sera versée tant que le travailleur occupe cet emploi. Si la carrière diversifiée se poursuit et qu’un seul employeur met en place un régime professionnel, l’affiliation automatique restera active pour les autres employeurs ne proposant pas un tel système.

Si, après affiliation, le cumul des salaires tombe sous le seuil de 20 000 €, ou si des emplois sont perdus, le travailleur demeure inscrit et continue de bénéficier des contributions de l’employeur et de l’État. Inversement, si les revenus bruts dépassent 80 000 €, les cotisations au titre de l’affiliation automatique cesseront pour le reste de l’année une fois ce seuil atteint. Si ce plafond est dépassé en cours de mois, l’ensemble des revenus de ce mois seront pris en compte pour le calcul des cotisations.

En conclusion, la lectrice bénéficiera de l’affiliation automatique dès janvier, ses employeurs et l’État devant cotiser, étant donné qu’aucun d’entre eux ne prélève actuellement de cotisations pour un régime de retraite via la paie. Cette situation s’applique malgré la présence de ses anciennes pensions et de son fonds privé.

Pour toute question, adressez-vous à Dominic Coyle, Q&A, The Irish Times, 24-28 Tara Street Dublin 2, ou par e-mail à dominic.coyle@irishtimes.com, en incluant un numéro de téléphone. Cette chronique offre un service aux lecteurs et ne remplace pas un conseil professionnel.

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