Publié le 2025-10-13 10:53:00. Une habitante de Dortmund, Sarah Tiedemann, survit dans sa tente par tous les temps à cause d’une hypersensibilité à son environnement. Atteinte d’un trouble complexe de la détoxification diagnostiqué tardivement, elle espère une amélioration grâce à une nouvelle thérapie coûteuse, dont elle finance elle-même une partie.
- Sarah Tiedemann, 34 ans, souffre d’un trouble rare de la détoxification qui la rend incapable de tolérer les espaces clos, la forçant à dormir dans sa tente, même par mauvais temps.
- Ce syndrome complexe englobe le syndrome de fatigue chronique (SFC/EM), l’hypersensibilité chimique multiple (MCS) et le syndrome d’activation des mastocytes (MCAS), provoquant des symptômes invalidants.
- Une thérapie coûteuse, l’aphérèse, vise à purifier son sang, mais n’est pas encore prise en charge par les assurances maladie, entraînant des frais considérables.
Le parcours de Sarah Tiedemann a débuté en septembre 2015 par une embolie pulmonaire, suivie d’une cascade de symptômes incluant épuisement, perte de cheveux, dépression et troubles digestifs. Malgré sa minceur, son absence de tabagisme et sa pratique sportive, le seul facteur de risque identifié était la prise d’une pilule contraceptive. L’arrêt de ce traitement a paradoxalement aggravé sa situation.
Devenue une experte de son propre corps, Sarah a tenté de comprendre les causes de ses maux, observant ce qui l’aidait ou la mettait à rude épreuve. Cependant, après une seconde infection au Covid-19 en décembre 2023, son système immunitaire s’est effondré, rendant la gestion de ses symptômes physiques quotidienne quasi impossible. Son état l’a contrainte à abandonner son métier d’orthophoniste et à renoncer à ses activités sportives et de loisirs.
C’est un vaste test génétique qui a finalement révélé en 2023 le diagnostic d’un trouble de la détoxification, lié à une combinaison de gènes ralentissant la capacité de son corps à éliminer les substances nocives. Cette condition la rend hypersensible à la moindre stimulation, la décrivant comme étant « allergique à la vie en général », avec des symptômes constants.
Pour apaiser son organisme, Sarah Tiedemann suit désormais une thérapie d’aphérèse, une méthode de purification du plasma sanguin. Ce traitement, qui élimine les toxines, anticorps et marqueurs inflammatoires tout en reconstituant les nutriments essentiels, a déjà montré des effets positifs sur son corps. Bien qu’une cure intensive nécessite une dizaine de séances de deux heures et demie, suivies d’une application annuelle à vie, les coûts de cette approche holistique ne sont pas encore couverts par les caisses d’assurance maladie.
À ce jour, les frais de traitement s’élèvent à près de 30 000 euros, ayant épuisé les économies de Sarah et nécessitant le soutien financier de son partenaire. Face à cette situation, une amie a lancé une campagne de dons sur la plateforme Gofundme, qui a déjà recueilli près de 3 000 euros. Bien que difficile à accepter, Sarah se dit touchée par la générosité des personnes souhaitant l’aider.
Sarah Tiedemann reste déterminée à surmonter sa maladie et à retrouver une vie normale. Elle exprime son espoir de pouvoir bientôt « appuyer à nouveau sur le bouton de démarrage » de sa vie, actuellement mise en pause.
Plus d’informations sur son parcours sont disponibles sur le site sarahsweg.de. La campagne de dons est accessible via ce lien : gofund.me/61e1ab24a.