Publié le 13 février 2026 à 18h08. Depuis sa détention aux États-Unis, Nicolás Maduro a demandé à être inclus dans la loi d’amnistie actuellement débattue au Venezuela, ajoutant une nouvelle complexité à un texte déjà controversé.
- Le député Nicolás Maduro Guerra affirme avoir reçu un appel de son père, Nicolás Maduro, depuis sa prison américaine.
- Maduro a demandé que l’amnistie proposée soit étendue à sa personne et à celle de son épouse, Cilia Flores.
- Il a également exprimé son soutien à la gestion actuelle de Delcy Rodríguez.
Alors que les discussions sur la loi d’amnistie pour la coexistence démocratique sont au point mort, une demande inattendue est venue relancer le débat. Nicolás Maduro Guerra, député à l’Assemblée nationale de l’État de La Guira, a révélé avoir reçu un appel téléphonique de son père, Nicolás Maduro, actuellement détenu aux États-Unis depuis son arrestation le 3 janvier. La communication a eu lieu alors que le député se trouvait au Palais Législatif Fédéral.
Selon Maduro Guerra, son père a été très clair sur le projet de loi en cours d’examen.
« Il m’a dit : ‘Amnistie non seulement pour eux, pour nous aussi’ », a-t-il souligné devant ses collègues.
Nicolás Maduro Guerra, député
Cette déclaration suggère que l’ancien leader souhaite bénéficier de la grâce générale prévue par le texte, qui concerne les crimes politiques commis depuis 1999. Cela inclurait également sa femme, Cilia Flores, également arrêtée lors de l’opération américaine. Cette demande soulève un nouveau dilemme juridique quant à la portée de la « réconciliation » proposée par la loi.
Malgré son incarcération, Maduro aurait affirmé être tenu informé de la situation politique vénézuélienne. Son fils a rapporté qu’il avait qualifié les actions des autorités actuelles de « mesures correctes » suite aux événements de janvier. Il a également réitéré sa confiance dans la gestion de la présidente par intérim, Delcy Rodríguez, assurant que le gouvernement actuel « fait exactement ce qu’il doit faire ».
Ce message semble valider la transition institutionnelle menée par Rodríguez, alors même qu’il est confronté à des poursuites judiciaires à l’étranger.
L’annonce intervient alors que la discussion de la loi est suspendue en raison de désaccords sur l’obligation de comparution des bénéficiaires. La demande de Maduro d’être inclus dans l’amnistie ajoute une nouvelle couche de controverse aux critiques déjà exprimées par des organisations comme Alliance Bravo Pueblo (ABP), qui dénoncent un texte « farce » et une « humiliation ».
L’évocation par Maduro d’une amnistie réciproque pourrait modifier le cours des négociations la semaine prochaine. La communauté internationale, et notamment le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright – toujours présent dans le pays – suivent de près l’évolution de cette crise.