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Maduro demande au TSJ de retirer la nationalité de Leopoldo López

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Publié le 2025-10-25 17:02:00. Le gouvernement vénézuélien, par la voix de la vice-présidente Delcy Rodríguez, a introduit une requête auprès de la Cour suprême de justice afin de priver le leader de l’opposition Leopoldo López de sa nationalité vénézuélienne. Cette démarche intervient suite à des accusations de promotion d’une « invasion militaire », de soutien au « blocus économique » et d’appel au « massacre des Vénézuéliens ».

  • Le président Nicolás Maduro a demandé à la Cour suprême de justice (TSJ) le retrait de la nationalité vénézuélienne de Leopoldo López.
  • Cette requête s’appuie sur l’article 130 de la Constitution et la loi organique « Libertador Simón Bolívar », approuvées en novembre 2024.
  • Le passeport de l’opposant, exilé en Espagne depuis 2020, sera « immédiatement » annulé par le ministère des Affaires étrangères et le Service administratif d’identification, de migration et d’immigration (Saime).

Dans une déclaration officielle diffusée sur les réseaux sociaux, Delcy Rodríguez a précisé que le motif de cette demande était « l’appel grotesque, criminel et illégal à l’invasion militaire du Venezuela », ainsi que la « promotion permanente du blocus économique » et « l’appel au massacre des Vénézuéliens avec la complicité de gouvernements et d’ennemis étrangers ». Elle a affirmé que « l’État vénézuélien dispose de ressources suffisantes pour garantir l’intégrité territoriale et la souveraineté de la République face aux puissances étrangères et à ceux qui cherchent à porter atteinte à l’indépendance nationale ».

Cette décision soulève un débat majeur dans le pays, car l’article 35 de la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela stipule explicitement que « les Vénézuéliens de naissance ne peuvent être privés de leur nationalité ». Leopoldo López, né à Caracas en 1971, est un Vénézuélien de naissance, ce qui rend l’application de cette mesure, telle que proposée par l’Exécutif, juridiquement contestable. Elle ne pourrait s’appliquer qu’à des citoyens naturalisés.

Cette situation rappelle un événement similaire survenu au Nicaragua en 2023. Le président Daniel Ortega et le pouvoir judiciaire avaient retiré leur nationalité à 222 prisonniers politiques, libérés et exilés aux États-Unis, incluant des figures de l’opposition, des journalistes et des défenseurs des droits humains. Cette décision avait été vivement critiquée par l’ONU, l’OEA et Amnesty International, considérant qu’elle constituait une violation directe du droit à la nationalité et des traités internationaux. Face à cette mesure, l’Espagne avait par la suite proposé la nationalité espagnole aux exilés nicaraguayens.

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