Les géants de la technologie, notamment Amazon et Microsoft, voient leurs flux de trésorerie disponibles se stabiliser alors qu’ils multiplient les investissements massifs dans l’intelligence artificielle (IA). Cette situation les pousse à recourir à l’endettement pour financer leurs dépenses, suscitant des inquiétudes sur la santé financière du secteur.
Plusieurs articles soulignent une évolution notable : le récit dominant concernant les entreprises du « Magnificent Seven » (Mag 7) passe de la génération de liquidités à une consommation accrue de capital. Google, Meta, Nvidia, Microsoft et Amazon ont collectivement émis plus de 120 milliards de dollars de dette l’année dernière, et Google vient d’annoncer une nouvelle émission de 32 milliards de dollars en 2026.
L’analyse des flux de trésorerie disponibles et des dépenses en capital de ces entreprises révèle un point de bascule. Alors que les dépenses en capital continuent d’augmenter, notamment pour soutenir le développement de l’IA, le flux de trésorerie disponible a cessé de croître et l’écart entre les deux est désormais négatif. Microsoft, par exemple, a vu ses dépenses en capital augmenter de 66 % sur un an, dépassant largement la croissance de 38 % de son activité Azure. Amazon a quant à elle annoncé un plan d’investissement de 200 milliards de dollars pour 2026.
Si Oracle est souvent cité en raison de son ratio d’endettement élevé (4,40) et de son flux de trésorerie négatif, les entreprises du Mag 7 affichent des ratios d’endettement globalement plus faibles, ce qui leur confère une certaine marge de manœuvre pour financer leurs investissements dans l’IA au-delà de leurs propres flux de trésorerie.
Les experts s’attendent à ce que les entreprises du secteur continuent d’augmenter leur recours à la dette pour financer leurs dépenses en capital liées à l’IA. Cependant, ils soulignent que ces investissements présentent un potentiel de profit important. La publication des résultats de Nvidia mercredi prochain pourrait influencer le marché, notamment si l’entreprise confirme sa trajectoire de croissance.
Sur le plan économique, la croissance américaine a été plus faible que prévu, atteignant 1,4 % au lieu des 3 % attendus. Les dépenses de consommation et les investissements dans l’IA sont restés solides, mais la fermeture temporaire du gouvernement a eu un impact négatif. Les données sur les prix, bien que légèrement supérieures aux estimations, concernent le mois de décembre et ne reflètent pas la tendance à la baisse de l’inflation observée depuis le début de l’année 2026, selon Truflation, qui estime actuellement le taux du PCE en temps réel à 1,55 %.