Publié le 14 octobre 2025. Une tragédie a frappé la famille Cahill en juin 2024 : Jennifer, 34 ans, et sa fille nouveau-née Agnes sont décédées à quelques heures d’intervalle. L’enquête ouverte met en lumière des divergences dans la communication concernant le choix d’un accouchement à domicile.
- Jennifer Cahill est décédée le lendemain de la naissance de sa fille Agnes, qui a vécu quatre jours.
- Le choix d’un accouchement à domicile a été jugé « hors conseil » par le personnel hospitalier, une appréciation contestée par le mari de la défunte.
- Les causes exactes des décès de Jennifer et Agnes font l’objet d’une enquête.
Les faits tragiques se sont déroulés le 3 juin 2024, au domicile familial de Jennifer et Rob Cahill à Prestwich, dans le Grand Manchester. Jennifer Cahill, âgée de 34 ans, n’a pas survécu au lendemain de la naissance de son deuxième enfant, Agnes. La petite fille, née inconsciente, a succombé après quatre jours de vie, malgré les tentatives de réanimation.
Le mari de Jennifer, Rob Cahill, a dû appeler les secours vers 6h45 le jour de la naissance. Il a ensuite accompagné sa fille à l’hôpital, où il a appris le transfert d’urgence de son épouse, suite à des complications lors de l’accouchement.
L’enquête, menée par le tribunal des coroners de Rochdale, cherche à établir les circonstances exactes de ces décès. Une sage-femme communautaire, Caroline Nixon, qui a suivi Jennifer durant sa seconde grossesse, a témoigné que la décision d’accoucher à domicile, pour une patiente considérée à haut risque, aurait dû être formalisée par une sage-femme supérieure et aurait nécessité une discussion plus approfondie avec un consultant.
Rob Cahill a précisé que son épouse, suite à une expérience traumatisante lors de la naissance de leur premier enfant, Rudy, en 2021, appréhendait l’idée d’accoucher à l’hôpital. Jennifer avait notamment subi une hémorragie post-partum importante après la naissance de Rudy, qui était également un gros bébé. Elle était également porteuse du streptocoque du groupe B, une bactérie qui peut être transmise au nouveau-né et causer une infection grave, voire une septicémie, comme cela fut le cas pour Rudy.
Le protocole initial, supervisé par le Dr Rice, préconisait un accouchement à l’hôpital avec une « gestion active » pour minimiser les risques d’hémorragie. Cependant, en février 2024, Jennifer a informé Mme Nixon d’un plan révisé, optant pour un accouchement à domicile, avec la présence de deux sages-femmes. Mme Nixon a indiqué avoir référé Jennifer au Dr El-Adwan, un consultant, conformément à la politique du trust, compte tenu de la demande d’accouchement à domicile pour une femme à haut risque.
Mme Nixon a déclaré avoir discuté des risques avec Jennifer, mais a admis que l’expression « hors conseil médical » n’avait pas été explicitement utilisée pour qualifier le choix d’un accouchement à domicile, considérant que cela relevait de la responsabilité du consultant. Elle a également reconnu qu’elle aurait dû référer Jennifer à un médecin après le refus de cette dernière de se faire dépister pour le streptocoque du groupe B, une décision également considérée comme « hors orientation ».
Rob Cahill a contesté que l’expression « hors conseil » lui ait jamais été communiquée. Il a ajouté que, selon ses souvenirs des discussions avec Jennifer après les consultations médicales, l’accent était mis sur les risques liés au streptocoque B, plutôt que sur les risques d’hémorragie post-partum.
Jennifer et Rob Cahill s’étaient rencontrés en 2011 à l’Université de Manchester et s’étaient mariés en 2018. Ils étaient parents de Rudy, né en 2021, et attendaient avec impatience l’arrivée de leur deuxième enfant.