L’artiste berlinoise horsegiirL, connue pour son identité hybride mi-humaine mi-cheval, s’apprête à sortir son premier album, Nature Is Healing. Ce projet, centré sur la crise climatique, se veut être une « lettre d’amour à la Terre Mère ».
Actuellement au Brésil pour le tournage du clip de son titre « That’s My Beach », la DJ de 26 ans, également connue sous le nom de Stella Stallion, s’impose comme une figure provocatrice de la pop. Son style musical, un mélange énergique d’eurodance, de techno des années 1990, de happy hardcore et de gabba, a profondément divisé la communauté de la musique électronique.
« Je suis trilingue car je parle anglais et allemand – mais aussi le hennissement. Nous aurions pu faire l’entretien en « chevalois ». »
Stella Stallion, DJ et artiste
L’ascension fulgurante de l’artiste en 2022, portée par des sets devenus viraux chez Boiler Room et HÖR Berlin, a créé deux camps distincts. Ses partisans, surnommés les « farmies », adhèrent pleinement à la légende de horsegiirL : elle aurait grandi dans les fermes idylliques de Sunshine, entourée d’animaux, avant d’être découverte par la figure locale Whitney Horseton.
À l’opposé, certains puristes de la scène dance ont critiqué ce succès, y voyant un simple artifice commercial illustrant l’éloignement de la musique électronique de ses racines. Stella Stallion évoque avec ironie ces critiques :
« Je ne me rappelle plus son nom, mais un DJ légendaire de, genre, 1902, a dit : « C’est le visage de la commercialisation ». »
Stella Stallion, DJ et artiste
L’artiste souligne que ces accusations étaient paradoxales compte tenu de ses débuts, précisant qu’elle se produisait alors principalement dans de petits raves underground queer et trans. Selon elle, ces critiques révélaient davantage la nature de l’espace que ces derniers cherchaient à protéger qu’une réalité concordant avec sa propre vision artistique.