Publié le 24 février 2026. Malgré un contexte géopolitique évolutif au Venezuela, Telefónica maintient sa stratégie de désinvestissement dans le pays, ainsi qu’au Mexique, et se concentre sur ses marchés clés en Europe.
Telefónica confirme sa volonté de quitter le Venezuela, une décision qui ne sera pas remise en question malgré les récents changements politiques dans le pays. Marc Murtra, président exécutif de l’opérateur de télécommunications, a déclaré que la feuille de route de l’entreprise restait inchangée.
« Il est vrai que la situation au Venezuela a changé, mais pas notre feuille de route. Cela n’affecte pas ce que nous faisons, quels sont nos objectifs ou le processus que nous nous sommes fixé. »
Marc Murtra, président exécutif de Telefónica
L’entreprise poursuit également son désinvestissement au Mexique, une situation que Murtra qualifie de « particulière » en raison de la configuration du marché et de la position dominante de l’opérateur historique, América Móvil.
Telefónica a déjà achevé sa sortie de Colombie et du Chili en 2026, s’ajoutant aux ventes de ses filiales en Argentine, au Pérou, en Uruguay et en Équateur réalisées en 2025. Ces opérations s’inscrivent dans le cadre du plan stratégique Transform & Grow, qui vise à concentrer les activités de l’entreprise sur l’Espagne, le Brésil, le Royaume-Uni et l’Allemagne.
Par ailleurs, Telefónica travaille à favoriser un processus de consolidation dans le secteur des télécommunications en Europe, bien que les fusions et acquisitions soient toujours soumises à de nombreux facteurs externes. L’entreprise a enregistré des pertes de 4,3 milliards d’euros en 2025, en partie dues aux cessions en Amérique latine et à un plan de restructuration.
Murtra a souligné que l’entreprise agit de manière « stricte et continue » en matière de fusions et d’acquisitions, mais qu’elle ne commenterait aucun processus en cours avant sa conclusion.