Publié le 4 octobre 2025. Pour la cinquième fois en peu de temps, la jeunesse péruvienne est descendue dans les rues de Lima pour exprimer son mécontentement à l’égard du gouvernement de Dina Boluarte et du Congrès. Les manifestants, rassemblés autour de la Plaza San Martín, entendent poursuivre leur mobilisation jusqu’au Parlement.
- La « génération Z » péruvienne a une nouvelle fois défilé dans la capitale pour exiger des changements politiques et une amélioration de la sécurité.
- L’action de ce samedi marque la cinquième journée de protestation consécutive convoquée par les jeunes.
- Des proches de victimes des manifestations précédentes se sont joints au mouvement, renforçant la portée de la contestation.
Ce samedi, la jeunesse péruvienne, autoproclamée « génération Z », a manifesté son rejet du pouvoir exécutif dirigé par Dina Boluarte ainsi que du Congrès actuel. Le rassemblement, initié à 17 heures sur la Plaza San Martín, au cœur de Lima, avait pour objectif affiché d’atteindre le siège du Parlement. Les revendications principales portent sur des réformes politiques et un renforcement de la sécurité citoyenne.
Cette vague de mobilisation n’est pas nouvelle. Il s’agit de la cinquième manifestation d’ampleur organisée par les jeunes ces dernières semaines. La mobilisation de ce jour a vu la participation de proches de victimes décédées lors des précédentes manifestations contre Dina Boluarte, qui avaient eu lieu fin 2022 et début 2023. Leur présence témoigne de la profondeur du ressentiment et de la volonté d’obtenir justice.
Des incidents et des critiques concernant la gestion des manifestations par les forces de l’ordre ont marqué les événements précédents. La semaine dernière, des images avaient circulé montrant des policiers armés en direction de manifestants sur le pont Acho. Ces événements, ainsi que les blessés et les accusations de répression policière ayant émaillé la marche précédente dans le Cercado de Lima, ont conduit des organisations civiles à demander des enquêtes pour usage excessif de la force.
Dans ce contexte, le soutien de personnalités religieuses a également été exprimé. L’archevêque de Lima, Carlos Castillo, a récemment apporté son soutien aux revendications de la « génération Z » et des transporteurs, affirmant qu’ils ne devaient pas être qualifiés de terroristes mais reconnus comme des individus dotés de droits et de dignité.