Publié le 5 octobre 2025. Des milliers de personnes ont manifesté ce dimanche à Santiago de Compostelle et à Gijón, ainsi que dans plusieurs villes d’Andalousie, pour dénoncer l’offensive israélienne à Gaza et condamner ce qu’elles qualifient de « génocide ».
À Santiago de Compostelle, une imposante mobilisation a convergé dans la capitale galicienne, à l’appel du coordinateur galicien de solidarité avec la Palestine. Les participants ont parcouru les dernières douze milles, depuis l’Alameda jusqu’à la Praza do Obradoiro, en brandissant drapeaux et keffiehs palestiniens, et en scandant des slogans tels que « Ce n’est pas une guerre, c’est un génocide » ou « Netanyahu, assassin ».
Sur la scène dressée au pied de la cathédrale, un manifeste a été lu, appelant le gouvernement espagnol à rompre toute relation bilatérale avec Israël. Les manifestants ont dénoncé Israël comme « un danger pour toute l’humanité » et ont exigé le respect du droit à l’autodétermination du peuple palestinien.
Óscar Valadares, membre du coordinateur galicien, a souligné que cette manifestation marquait « l’aboutissement de deux ans de travail », avec plus de 1 100 actions menées pour dénoncer la situation en Palestine. Il a toutefois précisé que cette mobilisation n’était pas la dernière, affirmant ne pas entrevoir de perspective de changement immédiat.
« Ce que revendique, ce n’est pas le Hamas, mais le peuple palestinien, c’est une solution pour arrêter ce génocide, et qu’il y ait de la dignité et une solution pour la cause palestinienne. »
Sami Ashour, résident gazaoui en Galice, membre du coordinateur
Sami Ashour, membre du coordinateur et résident gazaoui en Galice, a par ailleurs estimé que la disposition des autorités palestiniennes à livrer des otages israéliens en échange d’un cessez-le-feu n’apportait aucune nouveauté.
La militante Ángela Gippini a quant à elle dénoncé la récente détention par Israël des membres de la Flottille Global Summud en eaux internationales, y voyant un nouveau signe du « mépris » de ce pays « pour les droits de l’homme ».
Plusieurs responsables politiques ont également pris part à la marche à Santiago, notamment les chefs actuels des partis d’opposition galiciens, le BNG et le PSDEG, ainsi que des personnalités ayant signé la manifestation.
Parallèlement, à Gijón, des milliers de personnes ont défilé à l’appel de la plateforme Asturies Solidaria par la Palestine, sous le slogan « Viva Palestina Libre ». La marche, partie de la Plaza de El Humera, a traversé le centre-ville pour s’achever devant l’hôtel de ville.
Parmi les participants figuraient le conseiller à la planification territoriale, à l’urbanisme, au logement et aux droits des citoyens, Ovide Zapico, ainsi que les secrétaires généraux des syndicats CCOO et UGT des Asturies, José Manuel Zapico et Javier Fernández Lanero, et plusieurs députés régionaux.
« Le président d’Israël et d’autres membres de son gouvernement doivent comparaître devant les tribunaux internationaux et être reconnus coupables de crimes de guerre. »
Ovide Zapico, conseiller aux Asturies
Ovide Zapico a plaidé pour la poursuite des mobilisations de la société civile et a appelé à ce que le président d’Israël et d’autres membres de son gouvernement soient jugés pour crimes de guerre.
En Andalousie également, des manifestations ont eu lieu. À Cadix, environ 2 000 personnes ont marché de la Plaza de Asdrúbal à la Plaza de San Juan de Dios sous la devise « Alto al genocidio ». À Jaén, près de 500 personnes ont participé à un rassemblement partant du Parque de la Concordia.