Home Économie Mark Lane n’est qu’un Floridien dans « Autumnland »

Mark Lane n’est qu’un Floridien dans « Autumnland »

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Publié le 18 octobre 2025. Alors que l’été s’étire de manière interminable en Floride, certains habitants ressentent le besoin d’échapper à la chaleur constante pour retrouver les couleurs et le frisson de l’automne, une saison méconnue dans le Sunshine State.

Pour de nombreux Floridiens, l’automne n’est pas tant une saison qu’une simple notion abstraite, évoquée par les bulletins météorologiques qui annoncent des « fronts froids » – souvent synonymes de températures avoisinant les 24 degrés Celsius. La chaleur humide persistante, les journées caniculaires et le bourdonnement incessant des climatiseurs créent un environnement où le changement de saison se fait souvent désirer.

Face à cette lassitude estivale prolongée, certains choisissent de prendre la route. Les événements moto, comme le Biketoberfest de Daytona, servent de signal de départ. Pour beaucoup, ces périodes sont une occasion rêvée de quitter la chaleur familière de la Floride pour explorer des régions où les feuilles arborent des teintes vives.

L’appel des couleurs d’automne

C’est précisément cette envie de découvrir le feuillage d’automne qui a poussé l’auteur de ces lignes à s’éloigner de sa « base habituelle » en Floride centrale. L’objectif : expérimenter de visu cette métamorphose chromatique annoncée par les cartes du feuillage d’automne, et comprendre ce que les météorologues décrivent parfois comme le « temps endormi ».

« Je considère toujours les événements moto de Daytona comme d’excellents moments pour sortir de la ville, à la fois au printemps et pendant cette hors-saison dont j’entends constamment parler », confie l’auteur. « Je ne suis pas seul. C’est une période de l’année où la lassitude due à la chaleur et l’envie de vivre une saison que les Floridiens ne voient qu’à la télévision poussent certains Floridiens vers les voies en direction nord de l’Interstate 95 et vers les zones d’attente des aéroports. »

Le contraste est saisissant. Alors qu’en Floride, août à novembre forme un continuum flou de chaleur ensoleillée, une escapade vers le nord, par exemple dans l’État de New York, révèle un paysage transformé. L’auteur décrit son expérience, emmitouflé dans une chemise de flanelle et un pull, tout en observant les couleurs vives qui tapissent les arbres en bord de route, un spectacle remarquable pour qui est habitué à la palette floridienne. L’exploration des étals de citrouilles, la recherche de moulins à cidre et l’observation de vieilles granges font partie de cette immersion.

L’appel de l’ailleurs, même dans le parfait

« C’est dans la nature humaine d’avoir envie de changer de son environnement quotidien, même lorsqu’il s’agit d’un environnement plutôt parfait – d’accord, sauf lorsque les rues sont inondées et que les vents font tomber des arbres sur votre toit », explique l’auteur. Les Floridiens apprécient leur climat stable, rarement mis à l’épreuve. Cependant, à cette période de l’année, un appel se fait sentir pour s’évader vers quelque chose de vif, vivifiant et étranger, où la palette visuelle est radicalement différente.

Même si le retour à la tenue estivale est prévu sous peu, l’expérience automnale a un impact, même minime. « Je serai de retour en tenue de surf shop dans quelques jours », affirme l’auteur. « Mais en l’honneur de la saison, je peux baisser le thermostat de la climatisation à moins de 78 degrés Fahrenheit (environ 25,5 degrés Celsius). Encore plus bas la nuit à cause, vous savez, du temps qu’il fait pour dormir. Ou le fera jusqu’à l’arrivée de la prochaine facture d’électricité. »

Mark Lane est chroniqueur pour le News-Journal.

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