Publié le 17 octobre 2025 20:30:00. Le député Mauricio Ojeda, actuellement sous le coup d’une enquête pour fraude au trésor dans le cadre de l’affaire « Covenants », dénonce une « attaque politique » suite à la décision de la Cour d’appel de Temuco qui a ordonné son retour en détention préventive.
Après avoir quitté l’annexe de la prison de Capitán Yáber pour purger une assignation à résidence totale à Villarrica, le parlementaire a vivement réagi à cette nouvelle mesure conservatoire, jugée inéquitable et discriminatoire par sa défense. Le parquet, opposé à ce changement, a vu sa demande de réincarcération acceptée par la troisième chambre de la cour d’appel.
La défense d’Ojeda crie à l’injustice
Dans une vidéo diffusée sur ses réseaux sociaux, Mauricio Ojeda a vivement critiqué la décision, accusant la Cour d’appel de Temuco d’avoir réuni des magistrats ayant déjà statué contre lui. « Il s’agit d’une inégalité devant la loi qui est brutale », a-t-il affirmé, comparant sa situation à celle d’autres personnes impliquées dans des affaires similaires, qui ne connaissent pas la détention préventive malgré des condamnations plus lourdes.
Le député a rappelé que la mesure de précaution à son encontre avait été modifiée à quatre reprises, entraînant plusieurs entrées et sorties de prison. Pour lui, la nouvelle décision ne laisse aucun doute sur une « attaque exclusivement personnelle » et « politique », sans autre explication rationnelle.
Malgré sa colère, Mauricio Ojeda a assuré qu’il retournerait en prison « dans le respect des institutions », tout en espérant que les responsables de la justice rendraient, in fine, le droit.
L’affaire « Covenants » concerne le transfert présumé de plus de 730 millions de dollars (environ 670 millions d’euros) du gouvernement régional à deux fondations, Folab et Educc. Ces fonds étaient destinés à financer des formations pour femmes vulnérables dans les communes de Temuco et Padre Las Casas, des programmes qui n’auraient jamais été dispensés.