Home International Merkel blâme indirectement les États baltes et la Pologne dans la guerre russe contre l’Ukraine

Merkel blâme indirectement les États baltes et la Pologne dans la guerre russe contre l’Ukraine

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Publié le 2025-10-06 08:41:00. L’ancienne chancelière allemande Angela Merkel est revenue sur les accords de Minsk, affirmant qu’ils avaient apporté une paix relative à l’Ukraine entre 2015 et 2021, tout en déplorant l’opposition de certains pays européens et attribuant la radicalisation politique de la Russie, et in fine l’invasion de l’Ukraine, à la pandémie de Covid-19.

  • Les accords de Minsk, négociés en 2015, ont permis à l’Ukraine de se réarmer et de se consolider jusqu’en 2021.
  • Angela Merkel doutait de l’engagement de Vladimir Poutine envers les accords dès juin 2021, plaidant pour un nouveau format de discussion directe avec la Russie.
  • L’ancienne chancelière estime que la pandémie de Covid-19, en empêchant les rencontres physiques, a joué un rôle clé dans la radicalisation de la Russie et l’attaque de l’Ukraine.

Dans une interview accordée au média allemand « Bild », Angela Merkel a détaillé son rôle dans les négociations des accords de Minsk en 2015. Elle a souligné que ces accords avaient permis d’instaurer une période de paix, de 2015 à 2021, durant laquelle l’Ukraine a eu le temps de se renforcer et de se transformer. « J’avais le sentiment qu’en juin 2021, Poutine ne prenait plus les accords de Minsk au sérieux », a-t-elle expliqué, indiquant sa volonté de créer un nouveau cadre permettant une discussion directe avec le président russe, à l’image de l’Union européenne.

Cependant, cette démarche n’a pas fait l’unanimité au sein de l’Europe. L’ancienne chancelière a regretté le scepticisme de certains pays, notamment les États baltes et la Pologne. Selon elle, ces quatre nations craignaient une absence de politique commune face à la Russie. Angela Merkel a par ailleurs rappelé que son départ du pouvoir avait coïncidé avec le début de l’agression russe, notant que l’invasion à grande échelle de l’Ukraine était préparée depuis le printemps 2021, avec le déplacement d’importantes unités militaires.

« Bild » a mis en lumière que, malgré la période de paix relative instaurée par les accords de Minsk, plus de 5 000 soldats ukrainiens auraient été tués ou blessés par la Russie entre 2015 et 2021. L’ancienne chancelière a également avancé que la pandémie de coronavirus avait contribué à la guerre. Elle a avancé que l’impossibilité de se rencontrer physiquement, Vladimir Poutine « craignant la pandémie », avait rendu la recherche de compromis plus difficile. « La visioconférence n’était pas suffisante », a-t-elle affirmé, considérant le coronavirus comme la raison principale de la radicalisation politique de la Russie et de son attaque contre l’Ukraine.

Interrogée sur le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, Angela Merkel a déclaré ne pas le considérer comme un « cheval de Troie » russe en Europe, tout en exprimant son désaccord avec le refus de la Hongrie de cesser ses importations d’énergie russe.

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