Publié le 22 février 2026. Déposer un vieux meuble sur le trottoir avec une étiquette « à donner » peut sembler une solution simple pour s’en débarrasser, mais cette pratique est-elle réellement légale en Suisse ? La réponse est nuancée et dépend du canton.
L’initiative de se débarrasser de meubles ou d’objets en les déposant dans la rue avec une mention « gratuit à emporter » est de plus en plus courante. Cependant, cette pratique est considérée comme une élimination illégale des déchets en vertu de la loi fédérale sur la protection de l’environnement (USG).
Si la loi est claire, son application varie considérablement d’un canton à l’autre. Les cantons de Lucerne et de Saint-Gall, par exemple, appliquent une politique de tolérance zéro, comme le rapporte l’Observateur. Peu importe la nature de l’objet déposé sur le trottoir, il est considéré comme un déchet illégal.
À l’inverse, les cantons de Zurich, Berne et Bâle adoptent une approche plus souple. Ils ferment généralement les yeux si des meubles sont déposés pour une durée maximale d’une journée, à condition qu’ils soient enlevés le soir même ou ramenés à l’intérieur. Il est toutefois impératif que ces objets ne gênent pas la circulation, l’accès aux bouches d’incendie ou aux entrées de garages.
Les conséquences d’une élimination illégale des déchets peuvent être coûteuses. Les autorités peuvent identifier le propriétaire des objets et lui infliger des amendes et des frais d’élimination pouvant atteindre plusieurs centaines de francs. Dans le canton de Zurich, des amendes théoriques allant jusqu’à 50 000 francs sont prévues. Il est donc conseillé de se renseigner auprès de sa commune pour connaître les règles en vigueur.
Pour se débarrasser légalement de meubles ou d’objets en bon état, plusieurs alternatives existent. Il est possible de les apporter à un Brockenhaus (brocante), où ils pourront être revendus ou donnés à des associations caritatives. De nombreux Brockis proposent même un service de ramassage, particulièrement utile lors d’un déménagement ou d’un grand nettoyage.
Les plateformes de vente en ligne telles que Ricardo, Tutti ou Anibis constituent également une option. Il est alors possible de préciser que l’acheteur doit se charger du transport, ce qui peut influencer le prix de vente. Facebook Marketplace et les groupes Facebook dédiés sont d’autres alternatives. Enfin, il est possible de faire don de vêtements à des organisations caritatives.
