Publié le 26 février 2026. Le ministère de la Santé du Panama et l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) ont lancé une étude pour déterminer si le trachome, principale cause infectieuse de cécité dans le monde, est présent dans le pays, en particulier dans trois régions prioritaires.
Une enquête de terrain est en cours dans les régions de Darién, Ngäbe Buglé et Emberá-Wounaan afin d’évaluer la prévalence de cette maladie infectieuse, liée à des conditions de vie précaires en matière d’accès à l’eau potable et d’hygiène.
Selon Muriel Rodríguez, technicienne médicale à la Direction générale de la santé publique du ministère de la Santé, cette étude est menée en collaboration entre les sections dédiées à l’enfance et à l’adolescence, aux adultes et au département d’épidémiologie. L’objectif est de détecter rapidement d’éventuels cas et d’endiguer toute propagation du trachome.
« Cet atelier de base est la première étape pour évaluer comment démarrer ce processus et établir la méthodologie appropriée pour l’étude. »
Gilberto Eskildsen, consultant pour le projet Trachome de l’OPS au Panama
Le trachome, causé par la bactérie Chlamydia trachomatis, est un problème de santé publique dans une vingtaine de pays à travers le monde. Il est associé à un manque d’accès à l’eau potable, à des conditions sanitaires déficientes et à un manque d’hygiène, des facteurs qui augmentent le risque pour les populations vulnérables. La maladie peut entraîner une cécité ou une déficience visuelle.
Les pays engagés dans la stratégie internationale d’élimination du trachome visent à obtenir une certification d’éradication avant 2030, conformément aux objectifs fixés pour les maladies tropicales négligées. L’étude panaméenne s’inscrit dans cette démarche, avec le soutien du gouvernement canadien.
La méthodologie prévoit la réalisation d’enquêtes et la collecte d’informations dans les zones ciblées, en particulier dans les communautés où les conditions d’accès à l’eau potable et à l’assainissement sont précaires.
