Home Santé Moins de sucre pour votre bébé ? C’est l’effet surprenant sur le cœur, 50 ans après

Moins de sucre pour votre bébé ? C’est l’effet surprenant sur le cœur, 50 ans après

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Publié le 24 février 2026 15h45. Une étude inédite révèle que limiter la consommation de sucre pendant la grossesse et les deux premières années de vie pourrait réduire significativement le risque de maladies cardiovasculaires à l’âge adulte, confirmant l’importance d’une alimentation saine dès le plus jeune âge.

  • Une faible consommation de sucre durant la grossesse et les premières années de l’enfant est associée à une diminution de 20 à 30 % du risque de maladies cardiaques plus tard dans la vie.
  • L’étude s’appuie sur un « test naturel » unique : la fin du rationnement du sucre au Royaume-Uni en 1953.
  • Les recommandations actuelles en matière de limitation du sucre, notamment celles de l’OMS, s’alignent sur les niveaux de consommation de l’époque du rationnement.

Les résultats d’une vaste étude menée par des chercheurs et publiée dans la revue scientifique Le BMJ mettent en lumière l’impact à long terme d’une alimentation pauvre en sucre sur la santé cardiaque. L’étude a analysé les données de santé de plus de 63 000 participants de la UK Biobank, nés entre 1951 et 1956. En comparant les groupes exposés et non exposés au rationnement du sucre durant leurs 1 000 premiers jours (de la conception à environ deux ans), les scientifiques ont pu identifier des effets significatifs sur la santé du cœur des décennies plus tard.

Les chercheurs ont constaté qu’une exposition prolongée à une restriction de sucre était associée à un risque considérablement plus faible de développer des problèmes cardiaques à l’âge adulte. Plus précisément, le groupe ayant bénéficié du rationnement sur toute la période critique (pendant la grossesse et durant les 1 à 2 premières années de vie) a présenté un risque relatif inférieur de 20 à 30 % de crises cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux, d’insuffisance cardiaque et de décès par maladies cardiovasculaires, comparativement au groupe né après la fin du rationnement.

Une partie de cet effet protecteur semble être liée à une incidence plus faible du diabète et de l’hypertension artérielle dans le groupe ayant consommé moins de sucre, deux facteurs de risque majeurs des maladies cardiovasculaires. Bien que l’étude soit observationnelle et ne puisse pas établir une relation de cause à effet à 100 %, les chercheurs ont pris en compte de nombreux facteurs de confusion, tels que la prédisposition génétique et le mode de vie, afin d’analyser le lien de la manière la plus rigoureuse possible.

Il est intéressant de noter que les limites de consommation de sucre en vigueur durant la période de rationnement correspondent presque parfaitement aux recommandations actuelles des organisations de santé telles que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et les centres de nutrition. Pendant le rationnement, la consommation de sucre était limitée à moins de 40 grammes par jour pour les adultes, et les bébés de moins de deux ans ne recevaient pas de sucre ajouté. Cela renforce les conseils actuels de ne pas proposer d’aliments et de boissons contenant des sucres ajoutés aux enfants de moins de deux ans.

Cette étude apporte des preuves historiques solides à l’appui de l’idée que les 1 000 premiers jours de vie constituent une période cruciale pendant laquelle l’alimentation peut influencer la santé tout au long de la vie. Elle souligne l’importance d’adopter de bonnes habitudes alimentaires dès le début, pour un avenir plus sain.

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