Publié le 18 octobre 2025, 18h20 IST. Face à la dégradation constante de la route nationale NH-48 et aux embouteillages qui paralysent leur quotidien, plus de 100 habitants de Naigaon-Chinchoti-Vasai ont adressé une lettre au Premier ministre indien Narendra Modi, demandant l’autorisation de mettre fin à leurs jours.
- Plus de 100 résidents de la région de Naigaon-Chinchoti-Vasai ont écrit au Premier ministre Modi pour manifester leur désespoir face aux conditions de circulation sur la NH-48.
- Ils demandent symboliquement la permission de se suicider pour protester contre les embouteillages chroniques et la mauvaise qualité de la chaussée, qui affectent gravement leur vie.
- Ce geste extrême fait suite à des appels répétés aux autorités restés, selon eux, sans réponse concrète.
Les résidents, issus de villages tels que Sasunavghar, Maljipada, Sasupada, Bobat Pada et Patharpada, dénoncent une situation insupportable où un trajet qui durait autrefois une heure s’étend désormais sur cinq à six heures. Cette situation impacte non seulement leurs moyens de subsistance, mais aussi l’éducation de leurs enfants, leur accès aux soins de santé et leur vie quotidienne en général. Les trous béants, la circulation anarchique et une gestion routière défaillante ont transformé leurs déplacements en une véritable épreuve.
Selon des informations relayées par la presse, les lettres, qualifiées de « cri de désespoir », ont été envoyées en masse depuis le bureau de poste de Sasoonghar. Un militant d’une ONG locale, Sushant Patil, cité par l’Hindustan Times, a déclaré : « Mourir serait mieux que de vivre ainsi ». Il a souligné les conséquences désastreuses : des élèves ont manqué leurs examens, des voyageurs ont raté leurs vols et les urgences médicales sont devenues un cauchemar. L’accès à l’hôpital le plus proche, situé sur Mira Road, qui prenait autrefois 20 minutes, prend désormais plus de trois heures.
Dans leur missive adressée au Premier ministre Modi, les habitants imputent cette situation à la négligence présumée du directeur de projet de la National Highways Authority of India (NHAI) et d’autres responsables. Ils affirment avoir sollicité les autorités à de multiples reprises et organisé des manifestations, sans obtenir de mesures significatives. « Nous avons expliqué dans notre lettre pourquoi nous sommes contraints de recourir à de tels actes », a témoigné un résident.
La NH-48, qui relie le Maharashtra et le Gujarat et constitue une artère économique vitale traversant Mumbai, Thane et Pune, est le seul corridor viable vers Mumbai pour les résidents de Vasai-Virar. Les solutions alternatives, comme le service de ferry Ro-Ro, sont souvent saturées, engendrant des files d’attente de 100 à 125 véhicules et ajoutant au moins cinq heures au temps de trajet. Les personnes âgées, ne pouvant dépendre du réseau ferroviaire, dépendent entièrement de cette autoroute surchargée.
Embouteillages sur l’autoroute Mumbai-Ahmedabad : un problème chronique
Plus tôt dans la semaine, les embouteillages sur l’autoroute Mumbai-Ahmedabad avaient immobilisé des milliers de voyageurs et de chauffeurs routiers pendant des heures, témoignant d’une frustration grandissante. Des ambulances bloquées dans de longues files aux passagers manquant leurs vols et leurs trains, ces perturbations mettent en lumière les problèmes d’infrastructure chroniques de cet axe routier.
Cet embouteillage massif, s’étendant sur plusieurs kilomètres près de Vasai et Palghar, aurait été déclenché par des travaux de réparation en cours et la déviation de véhicules lourds. Douze bus transportant des élèves de la cinquième à la dixième classe, ainsi que des étudiants de Thane et Mumbai, se sont retrouvés piégés dans ces congestions entre mardi soir et mercredi matin. Les enfants, rentrant d’un pique-nique scolaire près de Virar, auraient passé plusieurs heures sans nourriture ni eau, dans un état de fatigue, de faim et d’anxiété.