Publié le 11 octobre 2025. Le gouverneur de la province indonésienne d’Aceh, Muzakir Manaf, dit « Moualem », a lancé un nouvel ultimatum de 48 heures aux exploitants d’équipements lourds impliqués dans l’orpaillage illégal. Ces engins doivent impérativement quitter les forêts de la province sous peine de sanctions.
- Un délai de 2 x 24 heures est accordé pour le retrait des équipements lourds.
- Une équipe de ratissage a été formée pour localiser les machines encore présentes.
- L’exploitation illégale utilise des produits chimiques dangereux comme le mercure, nuisibles à l’environnement.
Le gouverneur d’Aceh, Muzakir Manaf, alias Moualem, a une nouvelle fois exprimé sa fermeté face à l’exploitation illégale de l’or dans sa province. Il a donné un ultimatum de 2 x 24 heures pour que tous les équipements lourds encore en place dans les zones d’extraction illégale puissent être retirés. Passé ce délai, des sanctions seront appliquées. « S’ils ne respectent pas nos ordres, nous leur donnerons 2×24 heures, sinon il y aura des sanctions », a déclaré Mualem vendredi. Il a précisé qu’une équipe spéciale avait été constituée pour traquer les engins restants.
Mualem a souligné les dangers de ces activités illégales, notamment l’utilisation de produits chimiques toxiques tels que le mercure. Ces substances, a-t-il expliqué, représentent un danger majeur pour l’environnement et les écosystèmes fragiles des forêts d’Aceh. « Ils utilisent du mercure, le mercure est le plus dangereux et le plus destructeur, c’est pourquoi nous réparons ce problème », a-t-il insisté.
Ce nouvel avertissement fait suite à une précédente mise en garde datant du 25 septembre 2025. À cette date, Mualem avait déjà accordé un délai de deux semaines aux exploitants d’orpaillages illégaux pour retirer leurs équipements lourds des forêts. « En particulier pour les mines d’or illégales, je vous donne un avertissement : à partir d’aujourd’hui, toutes les mines d’or illégales dotées d’équipements lourds doivent être immédiatement retirées des forêts d’Aceh. Sinon, dans deux semaines, nous prendrons des mesures fermes », avait-il déclaré à l’issue d’une réunion plénière de la Chambre des représentants d’Aceh (RPD). Cette position avait été motivée par un rapport du comité spécial des minéraux, du charbon, du pétrole et du gaz de la RPD, alertant sur une recrudescence de l’exploitation minière illégale dans la région.