Home Accueil Munich n’était pas un amoureux, mais Rubio a épargné à l’Europe un massacre à la Saint-Valentin – The Irish Times

Munich n’était pas un amoureux, mais Rubio a épargné à l’Europe un massacre à la Saint-Valentin – The Irish Times

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Publié le 15 février 2026 à 07h00. Lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a tenté de rassurer les partenaires européens, tout en réaffirmant une vision américaine axée sur les intérêts nationaux et une critique de l’ordre mondial établi, tandis que la mort d’Alexeï Navalny et la situation en Iran ont également dominé les discussions.

  • Marco Rubio a esquivé une confrontation directe avec l’Europe, tout en réaffirmant les priorités de l’administration américaine.
  • La mort du dissident russe Alexeï Navalny a été attribuée à un empoisonnement à l’épibatidine, selon une analyse internationale.
  • Un rassemblement massif de l’opposition iranienne à Munich a réclamé la fin du régime islamique.

La tension était palpable à la Conférence de Munich sur la sécurité (MSC) lorsque le secrétaire d’État américain Marco Rubio a pris la parole. Après les déclarations parfois abruptes de JD Vance, un proche conseiller de Donald Trump, l’année précédente, Rubio a adopté un ton plus conciliant, mais n’a pas pour autant renoncé aux thèmes chers à l’ancien président.

Rubio a critiqué ce qu’il a qualifié de « culte du climat » et de menace à la « civilisation », tout en insistant sur la nécessité pour les États-Unis de ne pas se contenter d’être les « gardiens polis et ordonnés du déclin de l’Occident ». Il a plaidé pour une « revitalisation » de l’amitié transatlantique et un renouvellement de la civilisation occidentale.

« Nous, en Amérique, n’avons aucun intérêt à être des gardiens polis et ordonnés du déclin géré de l’Occident. Nous ne cherchons pas à nous séparer mais à revitaliser une vieille amitié et à renouveler la plus grande civilisation de l’histoire de l’humanité. »

Marco Rubio, secrétaire d’État américain

Le secrétaire d’État a rejeté l’idée d’un « ordre mondial fondé sur des règles », la qualifiant de « terme galvaudé ». Selon lui, les pays doivent avant tout défendre leurs intérêts nationaux pour inverser la désindustrialisation, rééquilibrer le commerce mondial et mettre fin au « malaise de désespoir et de complaisance » qui affecte l’Occident.

Les dirigeants européens et les responsables de l’Union européenne, préparés au pire, ont accueilli avec prudence le discours de Rubio, se contentant d’applaudissements mesurés à la fin. Wolfgang Ischinger, président du MSC, s’est dit soulagé par le message de « réassurance et de partenariat » du secrétaire d’État.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué Rubio comme un « bon ami, un allié fort… et très rassurant à écouter ». Commission européenne

« Nous savons que dans l’administration certains ont un ton plus dur sur ces sujets. Mais le secrétaire d’État a été très clair. Il a déclaré ‘Nous voulons une Europe forte dans l’alliance’ et c’est pour cela que nous travaillons intensément au sein de l’Union européenne. »

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne

La ministre des Affaires étrangères irlandaise, Helen McEntee, s’est également dite encouragée par les propos de Rubio concernant les Nations Unies, généralement critiquées par Donald Trump et ses collaborateurs. Rubio a estimé que l’ONU avait « encore un énorme potentiel pour être un outil pour le bien du monde », tout en soulignant la nécessité d’une réforme.

Immédiatement après l’intervention de Rubio, Wang Yi, Chine ministre des Affaires étrangères et membre du Politburo, a dénoncé les « turbulences croissantes » de l’année écoulée, affirmant que « l’humanité est arrivée à un nouveau carrefour ». Il a critiqué les pays qui cherchent à « amplifier les différences et les désaccords » et à « raviver une mentalité de guerre froide ».

« Nous vivons dans un monde multipolaire et devons pratiquer un véritable multilatéralisme. »

Wang Yi, ministre des Affaires étrangères chinois

Wang Yi a affirmé que la Chine et l’Europe étaient « des partenaires, pas des rivales ». Il a également abordé plusieurs conflits dans le monde, notamment en Ukraine, au Moyen-Orient et au Venezuela, appelant à la prudence et à la réforme des institutions internationales.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a suscité des applaudissements en critiquant le slogan du Brexit, « reprendre le contrôle », affirmant qu’il s’agissait d’une erreur de se replier sur soi-même. Il a insisté sur le fait qu’il n’y avait « pas de sécurité britannique sans l’Europe, et pas de sécurité européenne sans la Grande-Bretagne ».

La conférence a été marquée par une annonce poignante de Julia Navalnaya, la veuve du dissident russe Alexeï Navalny, qui a révélé que son mari avait été empoisonné en prison à l’épibatidine, une neurotoxine extrêmement mortelle. Cette révélation, confirmée par des laboratoires européens, a suscité l’indignation et des appels à la justice.

Enfin, un rassemblement massif de l’opposition iranienne à Munich, rassemblant environ 250 000 personnes, a réclamé la fin du régime islamique. Le prince héritier en exil, Reza Pahlavi, a appelé les dirigeants du monde à faire pression sur Téhéran et a exhorté les États-Unis à soutenir le peuple iranien.

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