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Municipales en France: le Rassemblement national va-t-il reconquérir Toulon? – Reportage France

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Toulon est au cœur d’une bataille politique intense à l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Le Rassemblement national (RN) apparaît comme le grand favori pour prendre le contrôle de cette ville du Var, mais la victoire n’est pas acquise, notamment face à une droite divisée.

La candidate du RN, Laure Lavalette, députée, mise sur une proximité avec les habitants, notamment en assistant régulièrement les matchs du Rugby Club Toulonnais, une véritable institution locale. « C’est bien d’aller à Mayol, je suis vraiment au contact des Toulonnais », a-t-elle déclaré. Elle insiste également sur la question de la sécurité, un sujet de préoccupation majeur pour de nombreux électeurs. « La sécurité est la première des préoccupations du Toulonnais. Il est temps de réembaucher au moins une cinquantaine de policiers municipaux », affirme-t-elle.

Cette préoccupation résonne auprès de certains habitants. Sophie, une taxiste, exprime son ras-le-bol face à un sentiment d’insécurité grandissant : « Ces mecs qui ont des gueules de brigands, de mafieux, j’en ai ras le bol. » Roland, un Toulonnais d’origine albano-américaine, témoigne d’un vote assumé pour le RN : « Je vote pour le Front national (ancien nom du Rassemblement national, NDLR). Le Toulon qu’on a connu n’a rien à voir avec le Toulon de maintenant. Il y a beaucoup moins de sécurité. Il faut que ça change. »

Cependant, le passé du RN à Toulon hante encore les mémoires. Certains habitants se souviennent de l’arrivée au pouvoir de Jean-Marie Le Chevalier en 1995, une période jugée « calamiteuse » par Michel, un habitant : « Calamiteux… Ça a été une erreur totale, ils ont fait que des conneries. Ils ont viré les associations. Et puis, le clientélisme… J’avais un père d’un ami pieds-noirs. C’était un inculte total, il s’est retrouvé élu au sport. »

Laure Lavalette balaie ces critiques, affirmant qu’elle ne porte pas l’héritage du passé. Elle est confrontée à plusieurs adversaires, dont la maire intérimaire, Josée Massi, qui a pris les rênes après la condamnation d’Hubert Falco (Horizons) pour détournement de fonds publics. Josée Massi met en avant la stabilité financière de la ville : « On a mis 20 ans à s’en remettre, mais aujourd’hui, Toulon est la deuxième ville la moins endettée ». Elle se positionne comme une candidate sérieuse et compétente : « Je crois à mon projet. Le projet est cohérent, il est financé… Je suis plutôt quelqu’un de dossiers. Laure Lavalette, c’est  »vue à la télé » ! »

La droite est divisée, avec Michel Bonnus, ancien entraîneur du club de rugby, soutenu par Hubert Falco, qui se présente également face à Josée Massi. Les deux candidats de droite se sont engagés à se retirer au second tour afin de présenter un front uni contre le RN, mais l’issue reste incertaine. À ce stade, le RN semble en position de force pour reconquérir la mairie de Toulon le 22 mars prochain.

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