Publié le 9 février 2024 11:22:00. SpaceX réoriente sa stratégie vers le développement de centres de données spatiaux, une initiative qui pourrait financer ses ambitions lunaires et martiennes, après avoir racheté la start-up xAI d’Elon Musk.
- SpaceX prévoit de financer ses projets d’établissement de bases sur la Lune et sur Mars grâce aux revenus générés par des centres de données d’intelligence artificielle (IA) situés dans l’espace.
- L’entreprise a été sélectionnée par la NASA pour faire atterrir des astronautes sur la Lune dans le cadre du programme Artemis, avec un retour prévu entre 2027 et 2028.
- Elon Musk aurait tenté d’obtenir le soutien de l’ancien président américain Donald Trump pour une mission sur Mars, promettant de consolider son héritage.
SpaceX intensifie ses efforts pour déployer des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle (IA) dans l’espace, une décision qui fait suite à la reprise de la start-up xAI, fondée par Elon Musk. Cette nouvelle orientation stratégique vise à assurer le financement des projets ambitieux de l’entreprise, notamment l’établissement d’une présence humaine durable sur la Lune et, à terme, sur Mars.
Selon Elon Musk, les opportunités offertes par ces infrastructures spatiales permettront de financer et de construire des bases autonomes sur notre satellite naturel, voire une civilisation entière sur la planète rouge. Il envisage également une expansion plus large dans l’espace.
« Les possibilités ouvertes par la mise en place de centres de données spatiaux nous permettront de financer et de construire des bases auto-développées sur la Lune, une civilisation entière sur Mars et, à terme, une expansion dans l’espace »
Elon Musk
SpaceX est déjà un acteur clé du programme Artemis de la National Aeronautics and Space Administration (NASA). L’entreprise a été choisie pour développer le vaisseau spatial Starship, qui sera utilisé pour déposer des astronautes sur la Lune. Le retour de l’homme sur le satellite est actuellement prévu entre 2027 et 2028. La mission Artemis II, qui consistera en un simple vol autour de la Lune, est programmée pour mars prochain et ne nécessitera pas l’utilisation de Starship.
Cependant, les ambitions de Musk ne se limitent pas à la Lune. L’année dernière, selon le Wall Street Journal, il considérait la Lune comme une « distraction » et affirmait que Mars était l’objectif principal de son entreprise. Il aurait alors cherché à obtenir le soutien de l’ancien président américain Donald Trump pour sa mission martienne, lui promettant de consolider son héritage en cas de succès. Il aurait suggéré que la réussite d’une mission habitée sur Mars sous sa présidence le ferait entrer dans l’histoire comme le « premier président ».
SpaceX avait initialement prévu d’envoyer cinq vaisseaux spatiaux vers Mars cette année, profitant d’une période d’alignement favorable des deux planètes. Toutefois, en janvier dernier, Elon Musk a relativisé les chances de ces vols, les jugeant peu probables. Par ailleurs, le Wall Street Journal estime qu’un atterrissage sans équipage sur la Lune d’ici mars prochain représente un défi considérable, nécessitant de nombreux tests supplémentaires du Starship et, surtout, la capacité de ravitailler le vaisseau en orbite, une étape qui est encore en développement.

