Home Santé Myélome multiple : qu’est-ce que c’est, comment est-il reconnu et pourquoi les gens vivent plus longtemps aujourd’hui

Myélome multiple : qu’est-ce que c’est, comment est-il reconnu et pourquoi les gens vivent plus longtemps aujourd’hui

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Publié le 9 février 2026 14h59. Les traitements contre le myélome multiple, un cancer du sang, ont fait des progrès considérables ces dernières années, allongeant significativement l’espérance de vie des patients et améliorant leur qualité de vie.

  • L’espérance de vie des personnes diagnostiquées avec un myélome multiple est passée de deux ans et demi à près de dix ans en seulement dix ans.
  • Environ 390 000 nouveaux cas de cancer sont estimés en Italie en 2025, avec une tendance globale à la baisse des décès de 9 % sur la dernière décennie.
  • L’immunothérapie, notamment grâce aux anticorps monoclonaux et aux conjugués anticorps-médicament, représente une nouvelle frontière prometteuse dans le traitement de ce cancer.

Pendant longtemps, le mot « cancer » était difficile à prononcer. Il y a encore une dizaine d’années, on préférait évoquer une « mauvaise maladie » ou une « longue maladie », comme pour conjurer un diagnostic synonyme de désespoir. Aujourd’hui, les tumeurs sont de plus en plus curables et, avec l’évolution des thérapies, le langage a également changé. Il ne s’agit plus d’un signe aléatoire, mais du reflet d’une transformation rendue possible par la recherche, même pour les formes de cancer qui semblaient autrefois incurables.

Le myélome multiple est un cancer du sang qui touche la moelle osseuse et affecte les plasmocytes, des globules blancs essentiels à la défense de l’organisme. Lorsque ces cellules subissent une transformation génétique, elles se multiplient de manière incontrôlée, perturbant l’équilibre de la moelle et entravant la production de cellules sanguines saines. Les conséquences peuvent être graves : anémie, problèmes de coagulation, vulnérabilité accrue aux infections et lésions osseuses. De plus, les plasmocytes tumoraux produisent des anticorps anormaux, inutiles pour le système immunitaire et potentiellement nocifs pour le corps.

Les premiers signes du myélome multiple peuvent être une douleur vive dans les os ou un mal de dos sévère qui ne répond pas aux anti-inflammatoires. D’autres symptômes peuvent inclure des fractures inexpliquées, des problèmes rénaux ou des infections. L’anémie est souvent le premier signal d’alarme qui doit inciter à des investigations approfondies, explique le Dr Alexandre Corso, directeur de l’unité d’hématologie de l’hôpital de Legnano.

« Les répercussions du myélome multiple ne sont pas rares, et chacune est un peu plus sérieuse », souligne le Dr Silvia Mangiacavalli, hématologue à l’IRCCS Fondazione Policlinico San Matteo de Pavie. « Mais aujourd’hui, les progrès de la recherche nous offrent davantage de thérapies que nous pouvons prescrire, et cela nous permet d’abandonner une attitude défaitiste. Nous traitons les patients âgés en sachant que nous pouvons administrer des thérapies bien tolérées et qui offrent une bonne qualité de vie, même sur de longues périodes. »

L’immunothérapie représente une avancée majeure dans le traitement du cancer, et plus particulièrement du myélome multiple. Elle vise à la fois à cibler les cellules myélomateuses et à restaurer l’activité anti-tumorale. Les anticorps monoclonaux ont été les premiers agents d’immunothérapie utilisés, suivis par des conjugués anticorps-médicament (ADC) comme le belantamab mafodotin, approuvé par l’EMA et en attente de validation par l’AIFA. Ces derniers combinent la précision des anticorps avec la puissance des cytotoxiques, délivrant ces derniers directement aux cellules tumorales.

« Notre objectif est de pouvoir maintenir les patients hors d’hospitalisation, avec une bonne qualité de vie et la possibilité de faire des projets pour l’avenir », ajoute le Dr Mangiacavalli. « Les progrès de la recherche nous ont permis d’obtenir d’excellents résultats pour les patients. Nous espérons pouvoir contrôler la maladie à long terme et améliorer leur qualité de vie. Nous visons également à atteindre ce qu’on appelle la MRD, ou maladie résiduelle minimale, afin de pouvoir suspendre le traitement. Cela s’est déjà produit en hématologie et ce n’est donc pas un rêve inaccessible. »

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