Publié le 24 octobre 2025. Une nouvelle étude allemande remet en question l’impact direct du diabète de type 2 bien contrôlé sur la détérioration de la fonction nerveuse. Les chercheurs suggèrent que le vieillissement physiologique serait le principal responsable de ces changements, et non les déséquilibres métaboliques propres à la maladie.
- Chez les patients diabétiques de type 2 nouvellement diagnostiqués, une fonction nerveuse légèrement altérée est observée par rapport aux personnes non diabétiques.
- Cependant, sur une période de cinq ans, le déclin de cette fonction est similaire entre les patients diabétiques et les groupes témoins.
- Le vieillissement naturel semble être le facteur prépondérant dans la perte de la fonction nerveuse, même chez les personnes dont le diabète est bien géré.
Les conclusions de cette recherche, menée en Allemagne, indiquent que malgré une glycémie bien régulée (HbA1c inférieure à 7%), la fonction nerveuse chez les individus atteints de diabète de type 2 peut se dégrader. Les données révèlent que les patients diagnostiqués récemment (depuis moins d’un an) présentaient des performances nerveuses inférieures à celles des témoins appariés en âge et en sexe. Cela se traduisait par exemple par une moindre vitesse de conduction nerveuse motrice et une sensibilité vibratoire diminuée. Cependant, le suivi sur cinq ans a montré que ces paramètres, ainsi que d’autres mesures nerveuses, évoluaient de manière comparable dans les deux groupes. Seul le groupe témoin a connu une légère augmentation du score d’incapacité neuropathique.
Une analyse approfondie d’une autre cohorte, composée de 141 participants diabétiques bien équilibrés, a corroboré ces observations. Le déclin de la fonction nerveuse constaté sur une période allant de cinq à dix ans s’alignait largement avec ce qui serait attendu d’un processus de vieillissement normal, indépendant des spécificités métaboliques du diabète.
Source : Strom A et al. Neurologie 2025 ; 104 : e2133780 ; DOI : 10.1212/WNL.0000000000213780