La Cour suprême des États-Unis a porté un coup dur à l’administration Trump en invalidant les droits de douane qu’elle avait imposés en invoquant des pouvoirs d’urgence. Cette décision, rendue vendredi, pourrait obliger Washington à rembourser jusqu’à 175 milliards de dollars de droits de douane.
La Cour a statué, par six voix contre trois, que le président Trump avait outrepassé ses prérogatives en imposant ces tarifs sans l’approbation du Congrès. Le juge en chef John Roberts a souligné que l’utilisation de tels pouvoirs nécessitait une « autorisation claire » du Congrès, estimant que le président avait revendiqué un pouvoir « extraordinaire ».
L’affaire portait sur l’invocation par l’administration Trump de la Loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux (IEEPA) de 1977 pour justifier ces droits de douane. La Cour a rappelé que la Constitution américaine confère au Congrès le pouvoir de fixer les tarifs douaniers et que l’IEEPA ne mentionne pas explicitement les « tarifs douaniers », mais seulement la possibilité de « réguler » les importations et les exportations en cas de menace grave.
Si la décision ne remet pas en question tous les droits de douane imposés par Trump, elle annule notamment les droits de douane réciproques sur les produits étrangers exportés vers les États-Unis, ainsi que les « droits de douane sur le fentanyl » imposés au Canada, en Chine et au Mexique.
Le président Trump a qualifié la décision de « honte » et a affirmé détenir un « plan B ». Des responsables de l’administration avaient précédemment indiqué qu’ils pourraient invoquer d’autres bases juridiques pour maintenir les droits de douane en place, mais ces alternatives pourraient s’avérer moins flexibles et plus lentes à mettre en œuvre.
Dans un autre registre, une tragédie a frappé le lac Baïkal en Russie, où sept touristes chinois ont perdu la vie après qu’une voiture a sombré dans le lac en raison d’une fissure dans la glace. Cet accident, survenu le 20 février, est le deuxième impliquant des touristes chinois sur le lac Baïkal depuis le début de l’année.
Selon les autorités russes, la camionnette UAZ a chuté dans une crevasse de glace d’environ 3 mètres de large. Les neuf personnes à bord – huit touristes chinois et un chauffeur russe – n’ont pas pu être secourues à temps. Les sauveteurs ont retrouvé sept corps, tandis que le chauffeur russe reste porté disparu. L’enquête a révélé que la route empruntée par le véhicule n’était pas autorisée et que le conducteur aurait accéléré en apercevant la fissure.
Par ailleurs, le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré vendredi que les États-Unis ne demandaient pas à l’Iran d’atteindre un enrichissement nul de l’uranium lors des négociations nucléaires. Il a également annoncé qu’il présenterait une contre-proposition dans les prochains jours, en réponse à la proposition américaine.
Abbas Araqchi a précisé que les discussions portaient sur la manière de garantir que le programme nucléaire iranien, y compris l’enrichissement de l’uranium, reste pacifique. En échange de mesures de confiance mutuelle de la part de l’Iran, les États-Unis devraient assouplir les sanctions. Un responsable américain a confirmé que l’Iran pourrait présenter une contre-proposition d’ici une semaine.
Enfin, des dossiers déclassifiés ont révélé des liens entre l’ancien prince britannique Andrew et le chef du Parti communiste chinois, Xi Jinping. Andrew aurait envoyé chaque année une lettre manuscrite à Xi Jinping pour lui souhaiter son anniversaire, avec l’aide d’espions chinois. Il a été arrêté le 19 février et interrogé par la police britannique dans le cadre de l’enquête sur l’affaire Epstein.