Publié le 2025-10-13 17:45:00. Le gouvernement néerlandais a pris le contrôle du fabricant de puces Nexperia, propriété du groupe chinois Wingtech, invoquant des raisons de sécurité nationale. Cette mesure vise à protéger des savoir-faire technologiques stratégiques sur le territoire européen.
- Le gouvernement néerlandais invoque des « graves déficiences » en matière de gouvernance d’entreprise chez Nexperia.
- La décision permet au gouvernement de bloquer ou d’annuler des décisions commerciales de l’entreprise.
- Wingtech, la société mère chinoise, examine la possibilité d’engager des recours juridiques.
La Haye a justifié sa décision en pointant du doigt des « signes aigus de graves déficiences et d’actions dans le domaine de la gouvernance d’entreprise » chez Nexperia. Selon le gouvernement, cette situation représente une « menace pour la continuité et la protection d’importantes connaissances et compétences technologiques sur le sol néerlandais et européen ». Cette intervention gouvernementale, qui remonte à septembre, s’appuie sur la loi sur la disponibilité des marchandises.
Si Nexperia est autorisée à poursuivre sa production habituelle, le gouvernement néerlandais se dote désormais d’un droit de veto sur les décisions stratégiques de l’entreprise. Cette emprise accrue sur un acteur clé du secteur des semi-conducteurs, dont les composants équipent des biens du quotidien tels que les automobiles et les appareils ménagers, témoigne des tensions géopolitiques actuelles dans les technologies de pointe.
En réaction, Wingtech, dont l’État chinois détient une participation, a annoncé qu’elle allait étudier les voies juridiques et solliciter le soutien des autorités chinoises. La société mère a déclaré qu’elle prendrait « toutes les mesures nécessaires pour maximiser la protection des droits et intérêts légitimes de l’entreprise et de tous les actionnaires ». L’entreprise Nexperia a une histoire européenne, ayant autrefois appartenu au groupe Philips et à sa filiale NXP avant son acquisition par Wingtech en 2018.