Home Accueil Vente de terrains et taches de sang : ils révèlent des indices qui pointent vers les enfants de Julia Chuñil | National

Vente de terrains et taches de sang : ils révèlent des indices qui pointent vers les enfants de Julia Chuñil | National

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Publié le 13 octobre 2025. L’enquête sur la disparition de Julia Chuñil, 72 ans, à Huillico Sur, dans la commune chilienne de San José de la Mariquina, s’oriente vers l’intervention de tiers. Les investigations du ministère public désignent désormais les enfants de la victime comme des « sujets d’intérêt » dans cette affaire complexe.

  • La piste d’un accident a été écartée par l’accusation, qui privilégie désormais des scénarios impliquant des tiers.
  • Un cadenas retrouvé dans des circonstances suspectes et potentiellement porteur d’empreintes a été identifié comme une pièce à conviction clé.
  • Un contrat de vente portant sur un terrain appartenant à Julia Chuñil, signé peu avant sa disparition, suscite également des interrogations.

Julia Chuñil a été vue pour la dernière fois le 8 novembre 2024 sur la ferme La Fritz, propriété de l’homme d’affaires Juan Carlos Morstadt. Elle y faisait paître son bétail, accompagnée de son chien « Cholito ». Les premières hypothèses évoquaient un possible accident lors de ses déplacements quotidiens, une piste rapidement abandonnée par les enquêteurs.

Des éléments troublants ont émergé peu après le signalement de sa disparition par sa famille le 10 novembre. Un cadenas fermant l’accès à un terrain adjacent, sur lequel Mme Chuñil avait l’autorisation de circuler, a été découvert dans des conditions inhabituelles. La présence d’empreintes de tiers sur cet objet est actuellement examinée par les autorités, dans l’espoir de reconstituer le déroulement des faits.

L’homme d’affaires Juan Carlos Morstadt, propriétaire de la ferme La Fritz, se trouve également au cœur de l’enquête. Son avocate a toutefois réaffirmé auprès de Radio Bío Bío que son client « n’a jamais admis avoir commis les actes, encore moins que Mme Chuñil ait été brûlée », qualifiant les prétendus aveux d' »interprétation erronée ».

Parallèlement, le parquet enquête sur un contrat de vente, datant de dix jours avant la plainte pour disparition, par lequel Julia Chuñil cédait un terrain de 2,9 hectares à son fils, Pablo San Martín Chuñil, pour une somme de huit millions de pesos réglée en espèces. Ce document stipulait que la mère se réservait l’usufruit à vie du bien, limitant ainsi les droits de disposition de l’acheteur au décès de sa mère.

Des expertises réalisées par les Carabineros Labocar ont également révélé la présence d’un échantillon de sang appartenant à un autre fils, Javier, sur un éclat de la charrette utilisée par Mme Chuñil le jour de sa disparition. De plus, une géolocalisation de téléphone portable positionne Pablo San Martín Chuñil dans le secteur de « La Toma » à des dates correspondant à la disparition de sa mère.

Les suspicions s’intensifient également en raison de contradictions dans les témoignages du plus jeune fils, Adelier, et de la découverte de taches suspectes, compatibles avec du sang, sur l’une des portes du domaine La Fritz. Javier Troncoso Chuñil, qui vivait avec la victime, fait également l’objet d’une attention particulière du parquet suite à la découverte de traces de sang dans sa chambre.

Ces constatations s’ajoutent à la déclaration d’un témoin protégé affirmant avoir subi des pressions de la part de Javier après son témoignage en décembre dernier. Selon ce témoignage, Julia Chuñil aurait eu une dispute violente avec son fils Javier le soir de sa disparition.

« Je sais que Julia est morte et qu’elle s’est disputée avec son fils Javier dans sa propre maison. Un autre jour, pendant la journée, Javier, avec ses frères Pablo et Jeannette, est allé à la fusillade avec les vêtements de Julia et l’a brûlée dans un tambour avec de l’essence à l’extérieur de la maison. Je ne sais pas où se trouve son corps. »

Témoin protégé auprès du parquet

L’affaire a même suscité une réaction du président Gabriel Boric, qui a appelé à la recherche de la vérité et au bon fonctionnement des institutions. « Nous sommes tous préoccupés par sa disparition, pour connaître la vérité, ce qui s’est passé et où il se trouve. […] nous exigeons que toute la vérité soit connue car au Chili il ne peut y avoir de place pour l’impunité », a déclaré le président.

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