Publié le 9 février 2026 à 21h37. Le « Bureau de réponse officiel » de X, géré par Juan Pablo Carreira, a contredit un article de presse argentine affirmant que le gouvernement achèterait des sous-marins à un chantier naval français impliqué dans des affaires de corruption, mais cette contradiction intervient après des déclarations contradictoires du président Javier Milei lui-même.
- Le « Bureau de réponse officiel » de X a qualifié de fausse l’information selon laquelle le gouvernement achèterait des sous-marins à la société Naval Group, pointant du doigt des antécédents de corruption.
- Le président Javier Milei avait pourtant annoncé publiquement, fin 2025, l’achat de sous-marins et de navires de patrouille à la France.
- Le compte X dédié à la vérification des faits semble omettre les déclarations du président et se concentrer uniquement sur le titre de l’article, ignorant les allégations de corruption.
La polémique autour de l’acquisition potentielle de sous-marins par l’Argentine prend une tournure inattendue. Le « Bureau de réponse officiel » de X, présenté comme un outil de vérification des faits, a démenti un article publié par Ámbito, affirmant que le gouvernement national ne prévoit pas d’acheter de sous-marins à la société française Naval Group, connue pour son implication dans des affaires de corruption liées à l’armement.
Cependant, cette réfutation intervient en décalage avec les déclarations du président Javier Milei lui-même. Le 31 octobre 2025, lors d’un entretien accordé aux Médias publics du Sénat, et interrogé sur ses relations avec le président français Emmanuel Macron, le chef de l’État argentin avait affirmé :
« Nous avons d’excellentes relations avec la France. (…) Nous achetons des sous-marins, nous achetons aussi des navires pour patrouiller les côtes, nous avons donc une relation merveilleuse avec la France »
Javier Milei, Président de l’Argentine. Cette contradiction soulève des questions sur la cohérence de la communication gouvernementale.
Le « Bureau de réponse officiel » s’est appuyé sur un article intitulé « Le gouvernement achètera des sous-marins à l’entreprise française qui domine le classement mondial de la corruption dans le domaine des armes » pour justifier son démenti. Il est à noter que le compte se contente de réfuter le titre de l’article, sans aborder les nombreuses plaintes et accusations de corruption qui pèsent sur le chantier naval français depuis plus de deux décennies.
De plus, l’article original mentionne également un audit réalisé par l’AGN (Auditoría General de la Nación) sur la gestion de Patricia Bullrich, actuelle ministre de la Sécurité et sénatrice libertaire, concernant l’opacité des acquisitions de navires en Israël. Cette dimension n’a pas été prise en compte par le « Bureau de réponse officiel ».
Certains observateurs soulignent que ce compte X, censé vérifier les faits, semble souffrir d’un manque de rigueur et d’une approche trop superficielle, se limitant à une analyse sommaire des informations disponibles.