Publié le 25 février 2026, 11h05. Le nouveau roman de Norbert Gstrein, « Dans la première lumière », explore les conséquences psychologiques des guerres mondiales à travers le destin d’un homme qui n’a jamais combattu, mais qui en porte le poids silencieux.
L’œuvre de Norbert Gstrein, « Dans la première lumière », publié le 17 février 2026, relate la vie d’Adrian Reiter, né en 1901. Un geste radical de son père, un employé des postes fidèle à la monarchie austro-hongroise, a changé le cours de son existence : une entaille à la jambe, infligée à la hache, pour le soustraire à l’enrôlement lors de la Première Guerre mondiale. Ce coup, destiné à le rendre inapte au service militaire, le sauve de la violence des tranchées, mais le condamne à vivre avec les stigmates d’une époque troublée.
Le roman s’étend sur un siècle, des deux guerres mondiales jusqu’aux années 1980, et interroge la culpabilité de ceux qui, comme Adrian Reiter, n’ont pas participé directement aux combats. Gstrein suggère que le silence et l’observation passive peuvent constituer une forme de complicité. Reiter, hanté par les visages défigurés des anciens combattants qu’il croise, devient un témoin involontaire des horreurs de la guerre, un rôle qui lui impose une responsabilité partagée.
L’auteur, à travers ce récit poignant, livre un plaidoyer pacifiste puissant. Son style et ses références littéraires, notamment à des auteurs autrichiens tels que Joseph Roth et Heimito von Doderer, inscrivent son œuvre dans une tradition littéraire riche et engagée.
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Norbert Gstrein : « Dans la première lumière », roman. Hanser, Munich 2026. Ö1 livre du mois
Selon la Neue Zürcher Zeitung, Norbert Gstrein a réussi à « présenter un livre important » avec ce roman. SWR souligne que l’auteur s’est « réinventé » et a créé une œuvre marquante.
L’histoire d’Adrian Reiter se déroule dans la province de Salzbourg, à Vienne et en Angleterre.
Le roman compte 416 pages et est disponible en version reliée et en version numérique.