Mis à jour le 25 février 2026, 19 h 14 HE. Lors de son discours sur l’état de l’Union, d’une durée record, Donald Trump a tenté de concilier son image de réformateur avec des attaques habituelles contre les démocrates, suscitant un consensus inattendu sur une proposition de réglementation des transactions boursières des élus.
Le discours sur l’état de l’Union prononcé le 24 février par le président Donald Trump a duré une heure et quarante-sept minutes, établissant un nouveau record. Devant le Congrès, le président a multiplié les auto-félicitations et les critiques à l’encontre de l’opposition démocrate, dans une perspective qui n’a pas manqué de diviser.
Un moment de surprise est survenu lorsque Trump a appelé à une réforme concernant les transactions boursières des membres du Congrès. Il a demandé aux sénateurs et aux représentants de « garantir que les membres du Congrès ne puissent pas tirer profit de la corruption en utilisant des informations privilégiées », en adoptant la Loi sur le délit d’initié. Contre toute attente, cette proposition a suscité un soutien bipartisan, les élus républicains et démocrates se levant pour applaudir.
Trump, visiblement surpris par l’adhésion démocrate, a ironisé en se demandant si l’ancienne présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, était présente. Pelosi a fait l’objet de critiques par le passé concernant les opérations boursières de son mari, et avait défendu ses actions. Elle a déclaré après le discours de Trump qu’elle s’était tenue aux côtés de ses collègues démocrates.
La proposition de Trump, un examen s’impose
Le discours de Trump a également mis en lumière le cas de Rob Bresnahan, un représentant républicain de Pennsylvanie confronté à des difficultés lors des élections de mi-mandat en novembre après avoir investi massivement en bourse après avoir fait campagne sur la nécessité de réglementer ces transactions. La sénatrice Susan Collins, du Maine, est également sous pression en raison de ses propres opérations boursières et de son opposition à une législation visant à les encadrer.
Plusieurs organisations de défense de la transparence ont exprimé des réserves quant à la Loi Stop Insider Trading Act, estimant qu’elle ne va pas assez loin pour interdire aux élus de détenir des actions ou de prendre des décisions influencées par leurs intérêts financiers. Ces groupes soutiennent plutôt l’adoption de la Loi sur le rétablissement de la confiance dans le Congrès, qui interdit plus strictement aux membres du Congrès de négocier des actions.
Cette dernière loi, qui compte 98 parrains républicains et 128 démocrates, a déjà recueilli un large soutien. Une pétition de décharge a également été signée par 65 démocrates et 15 républicains afin de forcer un vote sur ce texte.
Selon un sondage réalisé en mai par la Rady School of Management de l’Université de Californie à San Diego, plus de 86 % des Américains sont favorables à une interdiction des transactions boursières des membres du Congrès. Des sondages similaires menés en 2023 par l’Université du Maryland et Stand Up America ont révélé un soutien dépassant les 80 % pour une telle mesure.
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