Home Santé Nouvelle étude menée auprès de 3 000 vétérans américains : les os des hommes sont souvent plus pourris que prévu | Vie et connaissance

Nouvelle étude menée auprès de 3 000 vétérans américains : les os des hommes sont souvent plus pourris que prévu | Vie et connaissance

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Publié le 2025-10-21 11:04:00. Une nouvelle étude américaine met en lumière un risque d’ostéoporose largement sous-estimé chez les hommes, incitant à une vigilance accrue et à une meilleure prise en charge préventive, notamment pour les plus de 50 ans.

L’ostéoporose, maladie affectant la densité osseuse, concerne aussi les hommes, même si cette préoccupation est souvent reléguée au second plan. Une recherche récente menée aux États-Unis sur plus de 3 100 anciens combattants masculins révèle que la majorité d’entre eux présentaient une fragilité osseuse et un risque accru d’ostéoporose sévère, bien au-delà de leurs propres estimations.

L’étude, publiée dans le JAMA Internal Medicine, a divisé 3 112 hommes âgés de 65 à 85 ans en deux groupes. Le premier a reçu une invitation proactive à un examen de densité osseuse (ostéodensitométrie DXA), accompagnée de recommandations électroniques pour leur médecin traitant, d’un suivi téléphonique par des infirmières et d’une éducation thérapeutique. Le second groupe, quant à lui, n’a bénéficié que d’informations générales sur l’ostéoporose.

Les résultats sont frappants : 49,2 % des hommes activement sollicités ont participé à la mesure de leur densité osseuse, contre seulement 2,3 % dans le groupe témoin. Parmi ceux qui se sont présentés au dépistage, plus de la moitié (51 %) présentaient une diminution significative de leur densité osseuse (ostéopénie) ou une ostéoporose avérée.

Cette enquête souligne l’importance d’une démarche proactive pour la détection précoce. Les hommes devraient envisager une mesure de densité osseuse dans les cas suivants :

  • À partir de 70 ans, indépendamment des facteurs de risque.
  • Entre 50 et 70 ans, en présence d’un ou plusieurs facteurs de risque majeurs tels que :
    • Antécédents familiaux d’ostéoporose.
    • Traitement prolongé par corticoïdes (au moins trois mois).
    • Hypogonadisme (carence en testostérone).
    • Maladies chroniques associées à une perte osseuse accrue (rhumatismes, insuffisance rénale ou hépatique chronique, diabète).
    • Indice de masse corporelle (IMC) inférieur à 20.
    • Consommation excessive d’alcool, tabagisme, sédentarité.
    • Malnutrition ou carence en vitamine D.

Le risque de fracture ostéoporotique atteint environ 20 % chez les hommes de 50 ans. Une intervention précoce, une fois le diagnostic établi, permet de réduire considérablement ce risque.

Une prévention efficace : la réduction du risque de moitié

Des études cliniques de grande ampleur démontrent l’efficacité des traitements. La thérapie par bisphosphonates (comme l’alendronate, le risédronate ou le zolédronate) peut diminuer d’environ 50 % le risque de fractures vertébrales et de 30 à 40 % le risque de fractures de la hanche. Le dénosumab, un anticorps monoclonal, a également prouvé sa capacité à améliorer significativement la densité osseuse et à réduire le risque de fractures, qu’elles soient vertébrales ou non.

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