Publié le 2024-05-17 14:00:00. La Région de Bruxelles-Capitale pourrait bientôt voir sa note de crédit revue à la baisse par l’agence Standard & Poor’s, une perspective qui inquiète alors que les finances régionales sont jugées précaires. Parallèlement, les négociations politiques pour le budget 2026 avancent prudemment.
- La Région de Bruxelles-Capitale pourrait être confrontée à une dégradation de sa note de crédit par Standard & Poor’s, une des trois grandes agences américaines de notation, aux côtés de Fitch et Moody’s.
- Cette possible dégradation intervient dans un contexte de dette régionale déjà élevée, estimée à plus de 15 milliards d’euros, dépassant les capacités de remboursement actuelles.
- Le formateur bruxellois David Leisterh (MR) a présenté un nouveau tableau budgétaire aux partis de la majorité potentielle, en vue d’établir un budget 2026 et de réaliser des économies d’un milliard d’euros d’ici 2029.
L’agence Standard & Poor’s attribue des notes de crédit aux pays et régions du monde, influençant directement leurs coûts d’emprunt. Une note plus basse signifie généralement des taux d’intérêt plus élevés, voire une difficulté d’accès au financement. Herman Matthijs, professeur d’économie et de finances publiques, a souligné sur la radio BRUZZ que «La Région bruxelloise vit depuis des années au-dessus de ses moyens. La dette dépasse quinze milliards d’euros et elle ne peut plus être couverte avec les ressources disponibles.» Cette analyse intervient alors que Bruxelles a déjà été rétrogradée de A+ à A plus tôt cette année, rejoignant la Belgique et la Flandre dont les notes ont également été revues à la baisse récemment.
L’attente de cette nouvelle évaluation financière coïncide avec les travaux intenses des négociateurs des six partis (MR, PS, Les Engagés, Groen, Open VLD et Vooruit) pour définir le budget 2026 et un plan d’économies visant un milliard d’euros à l’horizon 2029. David Leisterh, en charge de la formation du gouvernement régional, a soumis un nouveau tableau budgétaire aux différentes formations. Les premières réactions semblent globalement positives, bien que qualifiées de prudentes.
La poursuite des négociations reste toutefois incertaine pour les prochains jours. Aucune réunion plénière n’était prévue ce vendredi, suggérant une approche par étapes pour dénouer les dossiers budgétaires et financiers complexes de la Région.