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Obésité clinique et mortalité toutes causes confondues et par cause spécifique au Royaume-Uni Biobanque – CIRC

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Publié le 28 octobre 2025. Une nouvelle classification de l’obésité, distinguant notamment entre forme clinique et préclinique, permettrait une meilleure évaluation des risques de mortalité, selon une étude internationale. Ces travaux suggèrent que cette approche pourrait surpasser l’indice de masse corporelle (IMC) seul pour identifier les populations les plus vulnérables.

  • L’obésité clinique, caractérisée par un excès de graisse associé à des signes de maladie, présente le risque le plus élevé de décès toutes causes confondues et spécifiques.
  • Même sans dysfonctionnement organique visible, l’obésité préclinique est associée à une augmentation significative du risque de mortalité.
  • Cette nouvelle stratification du risque pourrait affiner les politiques de santé publique et permettre des interventions plus ciblées.

Une étude épidémiologique menée conjointement par des chercheurs du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) et de l’Université de Ratisbonne, en Allemagne, met en lumière l’efficacité d’une nouvelle définition de l’obésité. S’appuyant sur une classification proposée par une commission de la revue *Lancet Diabetes & Endocrinology*, cette approche va au-delà de l’indice de masse corporelle (IMC) traditionnel. Elle intègre des mesures objectives de la taille corporelle et distingue l’obésité préclinique (excès de masse graisseuse sans maladie associée) de l’obésité clinique (excès de masse graisseuse accompagné de signes et symptômes d’une pathologie liée à l’obésité).

Les chercheurs ont analysé les données de plus de 290 000 adultes issus de la UK Biobank. Sur une période de suivi moyenne de près de 14 ans, 16 917 décès ont été enregistrés, dont 3 364 liés à des maladies cardiovasculaires et 8 448 à des cancers. Les analyses ont révélé que même l’obésité préclinique représente un risque accru de mortalité, et que ce risque s’intensifie considérablement avec l’obésité clinique, notamment pour les décès par cancer. Ces résultats contrastent avec les évaluations antérieures qui reposaient majoritairement sur l’IMC, une mesure qui ne tient pas compte de la répartition des graisses ou de la composition corporelle.

Ces conclusions ont des implications importantes pour les stratégies de santé publique. Elles suggèrent la nécessité de réévaluer les méthodes d’évaluation de l’obésité afin de permettre une stratification plus fine des risques et, par conséquent, des interventions préventives et thérapeutiques plus précises et précoces. La recherche a bénéficié du soutien du Fonds mondial de recherche sur le cancer et de l’Institut national du cancer (INCa).

La publication de cette étude est parue dans le journal *JAMA Internal Medicine* le 27 octobre 2025. Les auteurs principaux sont Stein MJ, Freisling H, et Leitzmann MF.

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