Publié le 2025-10-16 09:00:00. Bien que moins fréquents que chez les chiens ou les chats, les cancers équins sont une réalité, touchant chaque année plus de 200 chevaux assurés par Agria. Si la plupart des cas bénins peuvent être traités avec succès, certaines formes restent particulièrement redoutables.
- Les tumeurs cutanées, comme les mélanomes et les sarcoïdes, sont les plus courantes chez les chevaux.
- Les mélanomes, fréquents chez les chevaux âgés et de couleur claire, peuvent atteindre jusqu’à 80% des individus de plus de 15 ans.
- Les lymphomes, bien que rares, représentent la forme de cancer interne la plus agressive chez le cheval.
Contrairement à d’autres espèces, les chevaux développent moins fréquemment des cancers. Les causes exactes ne sont pas totalement élucidées, mais plusieurs facteurs pourraient y contribuer : une division cellulaire plus lente, un système immunitaire performant, des prédispositions génétiques, et une exposition moindre aux facteurs environnementaux cancérigènes. Lorsque des tumeurs apparaissent, elles sont souvent de nature bénigne.
Parmi les affections tumorales les plus répandues figurent les mélanomes, particulièrement chez les chevaux dont la robe est claire et âgés de plus de 15 ans. Ces nodules, de couleur noire ou gris foncé, se manifestent souvent autour de l’anus, sous la queue, à la base des oreilles ou dans la crinière. Des recherches menées par la Swedish University of Agricultural Sciences (SLU), avec le soutien du fonds de recherche Agria, indiquent que jusqu’à 80% des chevaux de plus de 15 ans pourraient développer des mélanomes, une conséquence de l’accumulation de mélanine chez les chevaux dépigmentés.
Les sarcoïdes, également appelés tumeurs incar, constituent une autre forme courante de cancer cutané chez le cheval. Causés par un virus, ils siègent fréquemment à l’intérieur des cuisses, sous le ventre, ou près des coudes. Leur impact peut varier de purement esthétique à fonctionnel, selon leur localisation.
Les tumeurs du pénis, plus rares, sont souvent diagnostiquées à un stade avancé, compliquant leur traitement. Il est conseillé aux propriétaires d’inspecter régulièrement cette zone, notamment lors de la miction ou lors de l’administration de sédatifs.
Le lymphome, bien que peu fréquent, est la forme de cancer interne la plus agressive chez le cheval. Sa prise en charge est complexe en raison de la diversité de ses symptômes et du manque de recherches approfondies.
Traitement et pronostic
Le traitement des tumeurs chez le cheval repose principalement sur l’excision chirurgicale de la lésion et des tissus environnants. La radiothérapie et la chimiothérapie sont des options moins courantes, principalement utilisées à l’étranger. Pour les tumeurs bénignes qui n’occasionnent pas de gêne particulière, une surveillance peut suffire.
Dans la majorité des cas, un traitement adapté, surtout s’il est précoce, permet une guérison complète. Les tumeurs cutanées comme les mélanomes et les sarcoïdes sont souvent retirables sans altérer la qualité de vie ni l’aptitude du cheval au travail. Néanmoins, une surveillance régulière est cruciale car certaines tumeurs peuvent récidiver. Le pronostic s’avère plus réservé pour les cancers internes, tels que le lymphome, en raison de leur agressivité et des difficultés thérapeutiques.
Pour en savoir plus, consultez l’article Cancer chez le cheval : les diagnostics les plus courants sur Agria Djurförsäkring.