Publié le 17 février 2024 à 06h28. Une étude du Centre allemand de recherche sur le cancer (DKFZ) suggère que la vitamine D pourrait jouer un rôle dans l’amélioration des chances de survie des patients atteints de cancer, en particulier chez les personnes âgées et celles présentant une carence.
- Une analyse de 14 études impliquant plus de 105 000 participants révèle un lien entre la prise de vitamine D3 et une mortalité réduite liée au cancer.
- La carence en vitamine D est plus fréquente chez les patients atteints de cancer que dans la population générale.
- Une supplémentation quotidienne en vitamine D3 semble plus efficace qu’une administration occasionnelle de fortes doses.
Selon le Centre allemand de recherche sur le cancer (DKFZ), la vitamine D pourrait ne pas empêcher le développement du cancer, mais elle pourrait influencer positivement l’évolution de la maladie. L’étude, basée sur l’évaluation de 14 études de haute qualité, a examiné les effets de la vitamine D3 par rapport à un placebo.
Les chercheurs ont constaté que la carence en vitamine D est un problème courant chez les patients atteints de cancer. Alors que 15 % des adultes en Allemagne souffrent généralement d’une carence, ce chiffre grimpe à 59 % chez les patients atteints d’un cancer du côlon, selon les données de l’étude.
« D’après les études actuelles, la prise de vitamine D3 ne protège probablement pas contre le développement d’un cancer, mais elle pourrait réduire le risque de mourir d’un cancer », explique Ben Schöttker, épidémiologiste au DKFZ.
L’étude met en évidence que les personnes de plus de 70 ans semblent tirer le plus grand bénéfice d’un traitement à la vitamine D. De plus, l’effet positif est plus marqué lorsque la vitamine D est prise avant le diagnostic du cancer.
Si vous envisagez de prendre de la vitamine D quotidiennement à titre préventif, il est conseillé de consulter un médecin. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) met en garde contre les risques d’une surdose de vitamine D. Les adultes ne devraient pas dépasser une consommation quotidienne de 100 microgrammes (µg).
Les recherches indiquent que l’impact de la vitamine D sur le cancer peut varier en fonction de la dose. Les études examinées ont utilisé différentes approches, allant de doses élevées occasionnelles à de faibles doses quotidiennes. Selon le DKFZ, les doses élevées n’ont pas montré d’effet significatif.
En revanche, une supplémentation quotidienne en vitamine D3 a été associée à une diminution de 12 % de la mortalité par cancer, selon l’analyse de dix études.
« Nous avons observé une réduction de 12 % de la mortalité par cancer après une administration non ciblée de vitamine D3 à des personnes présentant ou non une carence », précise Ben Schöttker. Il suppose que cet effet est particulièrement prononcé chez les personnes souffrant d’une carence en vitamine D.
L’épidémiologiste explique que l’efficacité d’une dose quotidienne pourrait être liée à une disponibilité plus constante de l’hormone 1,25-dihydroxyvitamine D, produite par l’organisme à partir de la vitamine D et qui pourrait inhiber la croissance des tumeurs.