Un froid glacial a pris au piège des centaines de randonneurs, tandis que les tensions montent autour des événements culturels liés au conflit israélo-palestinien. Par ailleurs, des révélations sur l’utilisation de l’IA par des acteurs étatiques font surface.
Des vacanciers secourus après une tempête de neige sur le versant est de l’Everest
Plus de 500 touristes ont été secourus après avoir été bloqués sur le versant est de l’Everest en raison d’une soudaine tempête de neige. Les secouristes, aidés par des habitants et leurs animaux, ont guidé les randonneurs pris au dépourvu par les conditions météorologiques extrêmes dans cette région du Tibet.
L’incident s’est produit le week-end du 4-5 octobre 2025, peu après le début de la « Semaine d’or », une période de congés nationaux qui attire de nombreux visiteurs dans cette région montagneuse. Les fortes chutes de neige, accompagnées de températures glaciales, ont rendu les déplacements périlleux. Au total, 580 randonneurs, assistés par 300 résidents locaux et du personnel de soutien, ont été acheminés sains et saufs vers la ville de Qudang, située à une altitude moyenne de 4 200 mètres. Les derniers groupes, composés d’une douzaine de randonneurs, ont atteint un point de rendez-vous désigné après avoir bénéficié d’une aide précieuse de la part des équipes de secours, qui leur ont fourni nourriture, médicaments, chauffage, oxygène et vêtements chauds.
« Heureusement, il y avait des gens devant nous qui ont ouvert la voie et laissé des empreintes que nous avons pu suivre, ce qui nous a facilité la tâche », a témoigné Eric Wen, 41 ans, décrivant un périple de 19 kilomètres sous une neige abondante. « Sinon, il nous serait impossible de nous en sortir seuls », a-t-il ajouté.
Face à de tels événements, les experts rappellent l’importance de se munir d’un téléphone satellite ou d’un dispositif de localisation. En cas d’intempéries, il est conseillé de signaler sa position exacte aux autorités et de rechercher refuge dans des abris sûrs, à l’écart des zones à risque d’avalanches ou des lits de rivières.
251 randonneurs bloqués dans les monts Qilian
Par ailleurs, une autre tempête de neige a entraîné le blocage de 251 randonneurs dans les monts Qilian, au nord du Tibet. Ces derniers ont également été secourus le mardi 7 octobre. Les autorités ont rapporté qu’une personne est décédée des suites d’hypothermie et du mal de l’altitude, mais que les autres évacués étaient en bonne santé. En conséquence, les autorités du Xinjiang ont suspendu les activités de randonnée et de camping dans la région du lac Kanas, dans les montagnes de l’Altaï, par mesure de sécurité.
Annulations d’événements culturels en Australie dans un contexte tendu
En Australie, deux institutions culturelles ont annulé ou reporté des conférences prévues avec des personnalités pro-palestiniennes, dans un contexte de commémoration du deuxième anniversaire du conflit israélo-palestinien. Ces décisions interviennent alors que le nombre de journalistes tués depuis le début du conflit s’élève à 278.
Le journaliste américain Chris Hedges, lauréat du prix Pulitzer, a vu sa conférence, initialement prévue le 20 octobre au National Press Club of Australia, annulée. Il devait y aborder la manière dont les médias, selon lui, trahissent les journalistes palestiniens en relaient les récits israéliens. M. Hedges a critiqué cette annulation, suggérant que le National Press Club aurait cédé aux pressions du lobby israélien, pointant du doigt le fait que le club est sponsorisé par des entreprises fournissant du matériel militaire à Israël, telles que Raytheon, BAE Systems et Thales.
Le National Press Club a réfuté toute ingérence extérieure, affirmant que l’annulation était motivée par un désir d’équilibrer son programme et que l’intervention n’avait jamais été officiellement publiée sur leur site web.
Dans un autre cas, la Art Gallery of New South Wales a reporté un événement prévu le 8 octobre, le lendemain du deuxième anniversaire de l’attaque du Hamas. L’événement devait réunir Hoor Al Qasimi, directrice artistique de la Biennale de Sydney, et le directeur de la galerie. Mme Al Qasimi, fille d’un dirigeant des Émirats arabes unis, avait partagé des publications décrivant les Israéliens de manière très critique. Des inquiétudes auraient été exprimées par des donateurs du musée quant à l’organisation de telles manifestations à cette date anniversaire.
OpenAI : des accusations de participation gouvernementale chinoise dans des projets de surveillance
Le géant américain de l’intelligence artificielle OpenAI a révélé dans son dernier rapport que des individus liés au gouvernement chinois auraient utilisé ChatGPT pour développer des outils de surveillance de masse et analyser des contenus sur les réseaux sociaux. Les États-Unis et la Chine sont engagés dans une compétition technologique intense dans le domaine de l’IA.
Selon le rapport, un utilisateur lié à des agences gouvernementales chinoises aurait sollicité ChatGPT pour l’aider à rédiger une proposition visant à créer un outil d’analyse des déplacements et des antécédents judiciaires de Ouïghours et d’autres groupes considérés comme « à haut risque ». Un autre utilisateur chinois aurait demandé de l’aide pour concevoir un outil capable d’analyser des plateformes comme X (anciennement Twitter) et Facebook à la recherche de contenus politiques et religieux. OpenAI a indiqué avoir banni ces deux utilisateurs.
En réponse à ces révélations, un porte-parole de l’ambassade de Chine à Washington a dénoncé des « attaques et calomnies injustifiées », réaffirmant l’engagement de la Chine à construire un système de gouvernance de l’IA axé sur l’innovation, la sécurité et l’inclusion.
Le rapport d’OpenAI met également en lumière l’utilisation de l’IA par des acteurs malveillants à l’échelle mondiale. Des pirates présumés russes, nord-coréens et chinois utiliseraient ChatGPT pour améliorer leurs codes malveillants ou rendre leurs tentatives de phishing plus crédibles. OpenAI n’a pas précisé si des agences militaires ou de renseignement américaines utilisaient son modèle pour des opérations de piratage, privilégiant la mise en avant de sa politique visant à soutenir la démocratie.
Enfin, le rapport note qu’un groupe de fraudeurs basé au Myanmar aurait utilisé le modèle d’OpenAI pour diverses tâches commerciales, tandis que les potentielles victimes utiliseraient de plus en plus ChatGPT pour identifier les arnaques, le modèle étant, selon les estimations d’OpenAI, utilisé trois fois plus souvent pour identifier les fraudes que pour en commettre.