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Pathogen Pulse : épidémie de TMVII, cas de dengue associés aux voyages et plus encore

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Mis à jour le 16 février 2026 à 19h20. Les autorités sanitaires tirent la sonnette d’alarme face à une épidémie de teigne sexuellement transmissible dans la région de Minneapolis-Saint Paul, tandis que des analyses récentes mettent en évidence l’importance de la surveillance des cas de dengue chez les voyageurs et qu’un premier cas humain d’infection à Streptocoque parasuis est signalé en Chine.

  • Une épidémie de teigne causée par Trichophyton mentagrophytes de type VII (TMVII) se propage par contact sexuel dans la région métropolitaine de Twin Cities, Minnesota.
  • L’analyse des données de surveillance des cas de dengue chez les voyageurs américains pourrait servir de système d’alerte précoce pour une augmentation de la transmission mondiale de la maladie.
  • Un premier cas humain d’infection à Streptocoque parasuis a été identifié dans la province du Henan, en Chine, sans lien apparent avec l’exposition au bétail.

Les autorités sanitaires du Minnesota mettent en garde les professionnels de santé et le grand public contre une épidémie d’infection fongique sexuellement transmissible (IST) récemment identifiée dans la région de Minneapolis-Saint Paul. L’infection est provoquée par Trichophyton mentagrophytes de type VII (TMVII), un champignon responsable de la teigne, qui se manifeste par des éruptions cutanées rouges, irritées et circulaires pouvant apparaître sur les bras, les fesses, le tronc, les organes génitaux et les jambes.

Contrairement à la teigne traditionnelle, le TMVII se transmet par contact peau à peau, y compris par voie sexuelle, et peut également se propager via des surfaces contaminées. Les spores fongiques peuvent provoquer des démangeaisons, des lésions annulaires et squameuses, souvent confondues avec de l’eczéma, du psoriasis ou d’autres affections dermatologiques. Le traitement nécessite généralement une cure prolongée d’antifongiques oraux, et un retard de prise en charge peut entraîner une prolongation des symptômes ou des cicatrices.

Selon le ministère de la Santé du Minnesota, le premier cas confirmé dans l’État a été détecté en juillet 2025 chez un patient présentant une éruption génitale. Depuis lors, 13 cas ont été confirmés et 27 autres sont suspects, tous concentrés dans la région de Twin Cities. L’épidémie a été détectée après que des cliniciens ont alerté les autorités sanitaires publiques et demandé des tests de confirmation, ce qui a conduit le ministère à renforcer la surveillance.

Par ailleurs, une nouvelle analyse des données de surveillance nationale suggère que les cas de dengue chez les voyageurs américains pourraient servir de système d’alerte précoce fiable pour une augmentation de la transmission mondiale de la maladie. La dengue est une maladie virale transmise par les moustiques, particulièrement préoccupante dans les régions tropicales et subtropicales. Les quatre sérotypes du virus de la dengue (DENV), transmis principalement par les moustiques Aedes spp., peuvent provoquer des infections répétées, et les infections secondaires sont souvent plus graves. On estime que 60 à 80 % des infections par le DENV sont asymptomatiques ou subcliniques, ce qui complique la surveillance et le contrôle.

Dans une étude intitulée « Utilisation des données de surveillance de routine pour évaluer le risque de transmission du virus de la dengue chez les voyageurs revenant aux États-Unis », des chercheurs ont examiné 10 530 cas de dengue associés aux voyages signalés à ArboNET entre janvier 2010 et avril 2024, correspondant à des voyages dans 128 pays. Ils ont développé des seuils spécifiques à chaque pays pour identifier les périodes de risque élevé et ont mis en place une règle pragmatique exigeant plus de 10 cas sur une période de 3 mois pour distinguer une transmission soutenue des pics isolés.

« Le virus de la dengue constitue une menace croissante pour la santé mondiale, mais une surveillance locale incohérente limite les évaluations des risques mondiaux », ont écrit les auteurs. En utilisant les données des voyageurs, ils ont pu détecter une transmission soutenue même dans les pays où les rapports publics sont limités, notamment à Cuba entre 2022 et 2023.

Enfin, un agent d’assainissement de 69 ans dans la ville de Luoyang, en Chine, est devenu le premier cas humain documenté d’infection à Streptocoque parasuis dans la province du Henan, selon un nouveau rapport sur l’épidémie publié par les autorités chinoises de santé publique. Le patient a été hospitalisé le 23 juin 2025 pour une blessure au pied gauche. L’analyse génomique a confirmé qu’il s’agissait bien de Streptocoque parasuis, et l’enquête épidémiologique n’a révélé aucune exposition au bétail, ce qui suggère une transmission environnementale.

Les auteurs du rapport chinois soulignent que « la différenciation précise de S. suis en milieu clinique reste un défi » et avertissent que les infections pourraient être sous-estimées. Ils recommandent de renforcer la surveillance environnementale, d’élargir la capacité de diagnostic et d’inclure S. parasuis dans le diagnostic différentiel des infections graves, même en l’absence de contact avec le bétail.

Pathogen Pulse suit la prévention des infections dans le monde. Le Minnesota enquête sur une épidémie fongique TMVII avec 13 cas confirmés et 27 cas suspects de transmission sexuelle dans les villes jumelles. Des chercheurs du CDC signalent que 10 530 cas de dengue associés aux voyages dans 128 pays entre 2010 et 2024 pourraient aider à détecter plus tôt les épidémies mondiales. En Chine, le premier cas humain d’infection à Streptocoque parasuis dans le Henan a été confirmé, sans exposition au bétail, ce qui soulève des inquiétudes quant à la transmission environnementale.

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